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Ta marque

Qui je suis, et pourquoi tu peux me croire

· 30 min de lecture · 3 sources

Tu vois débarquer un mec sur Instagram qui te dit qu'il fait tel chiffre, qu'il vit de sa marque, qu'il t'apprend à faire pareil. Et une question légitime te traverse : c'est qui, lui, et d'où il parle ? Cette page répond à ça, sans filtre. Mon histoire, mes vrais chiffres, mes galères et la méthode que j'ai appliquée, avant de la vendre à qui que ce soit.

Je te mets la vidéo en haut, parce qu'elle raconte tout à voix haute, avec des exemples de mes anciens posts. En dessous, tu retrouves la version écrite, plus rapide à parcourir. Prends ce que tu veux des deux.

L'essentiel

  • Je viens de la Réunion, master en compta et finance, et j'ai fui l'open space pour me lancer à mon compte pendant mes études.
  • Pendant 3 ans, j'ai construit ma marque sur Instagram autour de la fiscalité, en carrousels, un post par jour, sans un centime de pub.
  • Fin 2025, j'ai arrêté ce sujet parce que je n'étais plus aligné, et je suis passé au personal branding : aider les autres à faire ce que j'ai fait.
  • Ma règle absolue : tout ce que je t'explique, je l'ai fait avant de te le dire. C'est ma seule vraie légitimité.
  • J'ai bâti tout ça sur 4 piliers : le contenu éducatif, le storytelling, la polarisation et l'autorité, avec des stories tous les jours.

L'hypothèse de départ

Pour vivre de sa marque sur Instagram, il faut un gros compte, un budget pub, des montages coûteux et une formation à plusieurs milliers d'euros.

J'ai fait l'inverse sur tous ces points, et ça a marché. On va voir pourquoi, à partir de mon histoire réelle : ce qui compte n'est jamais le compteur d'abonnés, mais ce que tu déclenches chez les bonnes personnes.

Mon histoire en entier, en vidéo. Si tu préfères lire, tout est repris juste en dessous.

D'où je viens§

Moi c'est Léo, j'ai 26 ans, et je viens de la Réunion. Autant te le dire franchement : quand tu nais à 10 000 km de là où l'argent se fait vraiment, tu n'es pas exactement programmé pour la réussite entrepreneuriale. J'ai fait un master en compta et finance, j'ai été plongé dans les chiffres, et ça m'a passionné. Non le droit des chiffres en lui-même, plutôt ce qu'il permettait : voir des gens devenir indépendants, gagner leur vie sans demander la permission.

Alors j'ai fui l'open space avant même de finir. Je me suis lancé à mon compte un an avant la fin de mon master, vers 2021. Et j'ai eu de la chance sur le timing : le mois où j'ai quitté les cours, le mois d'après je faisais déjà mes premiers revenus. 3 000, puis 7 000, puis une année entre 5 000 et 8 000 par mois. Rien d'extraordinaire, mais la preuve que le truc tenait debout.

Je te donne ces chiffres parce que tu vas me demander d'où je parle, jamais pour frimer. Je suis parti de zéro, j'avais 10 de moyenne, et je me reconnais encore dans quelqu'un qui débute aujourd'hui.

À la Réunion, personne autour de moi ne parlait de business en ligne. Le modèle qu'on te vend, c'est le diplôme, le CDI, puis la belle voiture à crédit pour prouver que tu as réussi. J'ai regardé ce chemin et il ne me faisait pas envie. J'ai préféré le risque de me planter en tentant un truc que personne de mon entourage n'avait essayé, plutôt que la sécurité d'une vie que je n'avais pas choisie. C'est sans doute pour ça que je parle autant de liberté : quand tu pars d'un endroit où elle semble hors de portée, tu ne la prends plus jamais pour acquise.

Ce que j'ai fait, et pourquoi j'ai tout arrêté§

Mon métier, à l'époque, c'était la fiscalité : j'optimisais la rémunération des chefs d'entreprise. J'ai choisi ce sujet pour une raison bête, c'est celui que je savais faire en sortant des études, et Dieu sait qu'il casse les pieds aux entrepreneurs. Donc j'ai créé du contenu dessus, tous les jours, pendant 3 ans. En 2024, j'ai passé la barre des 10 000 par mois, pour 120 000 sur l'année. En 2025, j'ai touché des mois à 30 000. Fin 2025, j'étais dans le peloton de tête de ma niche sur Instagram, avec 40 à 50 000 abonnés.

Et pourtant, être premier de sa petite niche, on s'en fiche. Ce qui compte, c'est de gagner sa vie, plutôt que d'accrocher une médaille que personne ne regarde. J'ai vu des comptes à 80 000 abonnés faire 2 000 par mois, et des comptes à 13 000 abonnés, comme le mien à l'époque, en faire 10 000. Le compteur ne dit rien de ce que tu encaisses.

Fin 2025, j'ai arrêté la fiscalité. Ce n'était pas une question d'argent, j'aurais pu essorer ce marché encore un moment. Simplement, je n'étais plus aligné. Mon message a longtemps été « tu peux rester en France, tu peux optimiser », et à la fin je n'y croyais plus vraiment : la flat tax est passée de 30 à 31,4 %, l'ACRE a sauté, l'État veut toujours prélever davantage. Alors je suis passé à ce qui m'avait vraiment fait vivre, sans que je le nomme : la marque et le contenu. Aujourd'hui, j'aide des indépendants à faire grossir leur marque de façon organique sur Instagram.

Ma règle : je l'ai fait avant de te le dire§

Voici la seule légitimité à laquelle je crois. Tout ce que je t'explique, je l'ai fait, moi, avant de te le dire. Je n'ai jamais acheté de formation en création de contenu. Je n'ai jamais fait de mastermind. J'ai tout construit en observant et en faisant, seul, sans monteur, sans budget pub. La preuve, ce sont mes carrousels : 10 slides à la main, parce que je ne voulais pas dépenser dans des montages. C'est parti de là.

Ça ne veut pas dire qu'il ne faut jamais se faire accompagner. J'ai investi plus de 20 000 en une fois début 2025 pour structurer mon business et mon positionnement. Mais sur le contenu lui-même, j'ai appris en produisant plutôt qu'en achetant une méthode. Et c'est exactement ce que je te transmets : une façon de créer réplicable, simple à mettre en place, qui ne te coûte pas un bras.

Le principe

On fait du business pour vivre de son business, jamais pour faire des vues ni pour montrer aux autres qu'on fait du business. Je ne suis pas là pour la gloire, je suis là pour apporter une solution à des gens précis et leur vendre quelque chose d'utile. Garde ça en tête à chaque contenu que tu publies.

Tout fait main : ni formation, ni mastermind, ni monteur§

Je veux être transparent sur la manière dont j'ai produit tout ça, parce qu'on te vend souvent l'inverse. Je n'ai jamais acheté de formation en création de contenu. Je n'ai jamais fait de mastermind. Je n'ai jamais payé de monteur. Mes carrousels, je les faisais à la main sur Figma, 10 slides au début, 20 aujourd'hui, à une époque où tout le monde ne jurait que par les reels. J'étais le mec maxi carrousel pendant que les autres suivaient la mode.

Ça ne veut pas dire qu'il ne faut jamais investir. J'ai mis plus de 20 000 € en une fois début 2025 pour structurer mon business, mon positionnement et mon offre. Mais sur le contenu lui-même, j'ai appris en produisant, en observant ce qui marchait, en recommençant. Et j'ai démarré quand ChatGPT sortait à peine au grand public : je n'avais aucune béquille, j'écrivais tout à la main, et c'est justement ce que les gens ont fini par apprécier.

Le message pour toi, ce n'est jamais « n'investis pas ». C'est que la création de contenu qui convertit ne demande ni gros budget ni matériel de cinéma. Elle demande une logique simple, appliquée tous les jours, et de la constance. Un carrousel un peu moche qui dit la bonne chose bat un montage magnifique qui ne dit rien.

Comment j'ai construit ma marque : les 4 piliers§

Je ne vais pas te faire quarante leçons de théorie ici, j'en garde pour d'autres contenus. Mais voici la charpente que j'ai appliquée, celle qui a tout porté. Quatre piliers, plus les stories tous les jours.

1. L'éducatif, et surtout casser les croyances

Si tu vends quelque chose, les gens doivent voir que tu sais de quoi tu parles. L'éducatif est très sous-coté aujourd'hui, parce qu'on le confond avec « donne trois conseils » recopiés d'une IA. Ce qui compte, c'est ta vision d'un problème, la théorie plus la pratique, la façon dont tu montres que le sujet est réellement complexe. Et le format le plus puissant, c'est de casser une croyance. Ça pose un symbole d'autorité, ça crée une émotion, et l'émotion fait retenir. Une croyance cassée et prouvée, et la personne te fait confiance pour la suite. Voir l'anatomie d'un hook.

Le format le plus puissant de l'éducatif, c'est de casser une croyance. Un contre-exemple pour comprendre : si je poste juste « à 26 ans, j'ai une Porsche », les gens likent, ça crée une émotion, mais ça ne transforme rien dans leur tête. Casser une croyance et la prouver par A plus B, c'est autre chose : ça crée un choc mental, l'émotion transforme, et la personne reste abonnée parce que tu as eu raison une fois devant elle. Attention au dosage quand même, tout en abuser finit par lasser.

Autre réflexe utile : une page dédiée derrière tes meilleurs posts. Un contenu qui marchait, je le reprenais avec un article de blog précis et un aimant à leads. « Commente tel mot et reçois mon guide », et je récupérais des emails à nourrir ensuite. Chaque bon post devient une porte d'entrée, jamais un feu de paille.

2. Le storytelling

C'est la monnaie du siècle. On dit que la monnaie, c'est l'attention, mais l'attention, c'est raconter des histoires. Mes meilleures histoires étaient des choses banales bien racontées : « j'ai 24 ans et je veux être riche », « mon bac plus 5 en compta m'a menti ». Un soir de 31 décembre, une voiture a explosé sous mes fenêtres à Lyon, et j'en ai tiré un post relié aux impôts. Le point de départ de ton histoire, c'est exactement là où se trouve ton audience aujourd'hui. Tu racontes pour dire une chose : j'ai été à ta place. Voir faire des posts storytelling.

Ton histoire a un point de départ, et ce point de départ, c'est exactement là où se trouve ton audience aujourd'hui. Toi il y a 3 ans, c'est elle maintenant. Tu racontes tes galères d'alors pour dire une seule chose : j'ai été à ta place. C'est pour ça que je parle toujours de mes débuts à 10 de moyenne et de mes prestations à 300 €, jamais seulement de là où j'en suis.

Et surtout, ce qui vend, ce n'est jamais l'exceptionnel, mais le relatable. Le mec qui saute en parachute ou roule en moto sur une plage à Bali, c'est magnifique, ça fait des vues, mais ça ne vend pas. Ce qui vend, c'est « qu'est-ce que tu as vécu que moi aussi j'ai vécu ». Si je ne montrais que des trucs incroyables, tu ne te reconnaîtrais jamais en moi.

Mon meilleur post storytelling, c'est une nuit de 31 décembre à Lyon. Une voiture explose sous mes fenêtres et me réveille, les vitres des voitures d'à côté soufflées. J'étais malade, je dormais, je n'avais même pas fait la fête. Le lendemain, j'ai raconté ça, et je l'ai relié aux impôts : les gens cassent des trucs, et au bout du compte c'est moi qui paie pour ça. Tes meilleures histoires sont des choses banales qui t'arrivent, dans lesquelles tout le monde peut se reconnaître.

Un autre de mes posts qui a bien marché, c'était « mon bac plus 5 en compta m'a menti ». J'y disais une vérité qui pique : aujourd'hui, quelqu'un avec un peu de bon sens et une IA comme Claude peut faire une partie du travail pour lequel j'ai passé 5 ans à étudier. Mes anciens camarades, eux, sont souvent restés coincés comme chefs comptables autour de 1 900 € par mois, endettés pour une belle voiture, surtout à la Réunion où plus tu t'endettes vite, plus tu es censé avoir réussi. Ce post parlait à tous ceux qui sentent que leur diplôme ne tient pas ses promesses, et il attirait exactement les gens que je voulais aider.

Les gens ont des opinions, que tu le veuilles ou non. Un contenu lisse ennuie, comme une série Netflix sans tension. Alors il faut parfois provoquer pour capter l'attention : « la honte, tu gagnes de l'argent », un avis tranché qui attire ceux qui pensent comme toi et repousse les autres. Attention au sujet, par contre. La polarisation gratuite, sur des thèmes clivants juste pour le buzz, te fait passer pour un mec de téléréalité et efface ta pertinence. Travaille le sujet, comprends ce que tu vas dire avant de le dire.

Un contenu lisse ennuie, comme une série Netflix où tout serait plat. Prends la politique : on ne vote pas pour quelqu'un sur ses seuls résultats, on vote sur ses opinions et sa façon de voir le monde. Ta marque, c'est pareil, tes avis tranchés attirent ceux qui pensent comme toi. Un post où tu es d'accord avec tout le monde ne reçoit aucune attention, parce que tout le monde se fiche de celui qui dit oui.

Mais attention au sujet. Je vois des gens capitaliser sur des combats clivants juste pour le buzz, et je trouve ça peu élégant. Tu peux être très clivant sans te jeter sur les thèmes les plus explosifs. Tout est une question de parsimonie : trop d'éducation et personne ne passe à l'action, trop de polarisation gratuite et on te prend pour un mec de téléréalité. Travaille le sujet, comprends ce que tu vas dire avant de le dire.

4. L'autorité

Pourquoi t'écouter toi plutôt que des milliers d'autres ? Tes résultats, ton parcours, ce que tu as traversé. Je montrais l'argent que je faisais économiser à mes clients, des cas concrets et chiffrés, en anonymisant. Ces posts ne faisaient jamais le plus de vues ni de likes, mais ils donnaient une confiance énorme, parce que je montrais le détail et la complexité réelle du problème. Ne simplifie pas là où le sujet est vraiment complexe : c'est en montrant le relief que tu prouves que le problème vaut ton prix. Voir vendre depuis l'autorité.

Concrètement, je parlais de l'argent que je faisais gagner à mes clients, ou que je leur évitais de perdre : « il a économisé une année de salaire sans frauder le fisc », « André a raté 12 000 € ». Des cas précis, chiffrés, anonymisés. Ces posts ne faisaient jamais le plus de vues ni de likes, mais ils donnaient une confiance énorme, parce que je montrais le détail.

Et je montrais la complexité réelle du problème, sans la gommer. Aujourd'hui tout le monde répète « simplifie, simplifie ». C'est vrai, sauf là où le sujet est vraiment complexe. Quand tu dois élever le niveau de conscience de quelqu'un, tu ne peux pas tout aplatir : tu dois montrer le relief, l'amplitude, le travail que ça demande. C'est précisément ça qui prouve que le problème vaut ton prix.

Le liant : des stories tous les jours

Pour moi, les stories quotidiennes sont la meilleure stratégie de confiance jamais inventée sur Instagram. Mon visage, mes valeurs, ma façon de bosser, les coulisses, un client qui rejoint, le tout étalé dans la semaine pour laisser respirer. Quelqu'un qui te voit tous les jours te reconnaît avant même de t'avoir parlé, et le jour où il a besoin, ton nom arrive en premier. C'est le simple biais d'exposition, et il est redoutable. Voir l'effet de simple exposition et les stories, ton moteur de conversion.

L'offre d'abord, le contenu ensuite§

Il y a un malentendu que je veux casser tout de suite. Beaucoup de gens qui n'arrivent pas à vendre sur Instagram croient qu'ils ont un problème de contenu. La plupart du temps, c'est faux. Tu peux devenir viral, faire des milliers de vues et ne rien vendre, tout simplement parce que personne ne veut de ton offre. Le contenu amplifie une offre qui se vend déjà, il ne sauve jamais une offre dont le marché ne veut pas.

C'est pour ça que je m'adresse en priorité à des gens qui font déjà du chiffre, à partir de 2 000 € par mois environ. Ce seuil n'est pas un caprice : si ton offre trouve déjà des acheteurs, on sait que la demande existe, et il ne reste qu'une question de confiance et d'échelle, deux choses que la marque règle très bien. Si tu ne vends encore rien, le problème est souvent ailleurs, dans l'offre ou le positionnement, et aucun hook au monde ne le corrigera.

Avant de te demander comment faire un meilleur carrousel, pose-toi donc la vraie question : est-ce que mon offre se vend déjà un peu, à quelqu'un, à un prix correct ? Si oui, la marque va la faire décoller. Si non, commence par là.

À qui je parle, et pourquoi§

Je m'adresse surtout à des indépendants qui font déjà du chiffre, à partir de 2 000 par mois environ, avec ou sans Instagram. Pourquoi ce seuil ? Parce que quand ton offre se vend déjà un peu, on sait qu'il y a une demande, et qu'il ne reste qu'une question de confiance et d'échelle. Beaucoup de gens qui n'y arrivent pas n'ont pas un problème de contenu, ils ont un problème d'offre ou de positionnement, ou un marché qui ne veut pas de leur offre. Tu peux être viral sans rien vendre si personne n'en veut.

Et le message que je répète, parce que je l'ai vécu, c'est que tu n'as pas besoin d'un nombre d'abonnés incroyable pour vivre confortablement de ton expertise. J'étais à 13 000 abonnés en faisant 10 000 par mois. Ce qui décide de ce que tu encaisses, c'est ce que tu déclenches chez les bonnes personnes, jamais la taille du compteur. Voir pourquoi plus d'abonnés ne veut pas dire plus de clients.

Un dernier point que j'aurais aimé qu'on me dise plus tôt : analyse tes appels de vente. J'en ai passé entre 1 500 et 2 000, et à chaque fois je demandais quel contenu avait donné confiance. Cette donnée-là vaut de l'or, et presque personne ne la récupère.

Je n'avais aucun modèle, et c'est une bonne nouvelle pour toi§

Quand j'ai commencé, je n'avais personne à copier. Sur mon marché, les fiscalistes faisaient un contenu moche, illisible, et il n'existait aucun Américain à qui m'inspirer, ou alors je ne le trouvais pas. Ce que je faisais paraissait novateur, mais ça ne l'était pas : j'ai juste appliqué une logique rudimentaire du business en ligne à une niche qui ne l'avait jamais vue.

C'est exactement ce que je refais quand je décortique des marques aujourd'hui. Je ne suis pas plus intelligent que les autres, je regarde ce qui n'est pas fait, ce qui peut apporter de la valeur aux gens que j'aide, et je le fais. Cette façon de penser est réplicable dans n'importe quelle niche, y compris la tienne. C'est même la vraie compétence transférable, bien plus que la fiscalité que je faisais avant.

Le seul chiffre qui compte vraiment : le temps passé sur ton contenu§

Il y a une chose que j'ai mis du temps à comprendre, et qui a tout changé. Ce qui décide qu'une personne prenne un appel avec toi, ce ne sont ni les vues ni les likes. C'est le temps qu'elle passe avec toi. Le temps de visionnage cumulé, ce que les plateformes appellent le watch time.

Prends un exemple. 30 contenus Instagram peuvent avoir autant de force qu'une vidéo YouTube de 30 minutes. Le raisonnement est simple : quelqu'un passe une minute sur chacun de tes 30 posts, et te voilà avec 30 minutes de toi dans sa tête. Dans la vraie vie, ça ne marche jamais aussi proprement, personne ne regarde tout, mais l'idée tient : ton vrai objectif, c'est d'accumuler du temps de cerveau chez la bonne personne.

C'est pour ça que l'éducatif est presque le plus important de tes formats. Les gens passent du temps à comprendre ta façon de penser un problème, ils se concentrent, et ils associent ton nom à quelque chose de technique. Le jour où ils veulent résoudre ce problème, ils s'orientent vers deux personnes en même temps : celle à qui ils pensent, et celle qu'ils jugent la plus compétente. Ton contenu doit faire de toi les deux. Voir comment garder l'attention.

L'escalier : élève le niveau de conscience de ton audience§

Instagram et YouTube ne jouent d'ailleurs pas le même rôle. YouTube te fait gagner 30 minutes d'attention d'un coup, mais personne ne regarde une vidéo de 30 minutes par hasard. Instagram, lui, accroche plus vite, il a les stories, il installe la confiance par petites touches quotidiennes. Les deux se complètent : l'un capte, l'autre approfondit. Dans les deux cas, la seule chose qui compte reste le temps que la personne accepte de passer avec toi.

Voici l'image qui m'a le plus servi. Ton audience est tout en bas d'un escalier, toi tout en haut, et ton travail c'est de construire les marches entre les deux. Personne ne saute du rez-de-chaussée au troisième étage, la marche est trop haute. Tu dois faire monter les gens doucement, un contenu après l'autre.

L'erreur que je vois partout : le coach sportif qui poste « regardez ce que je mange ce midi », « regardez, je fais un triathlon ». C'est sympa, on a l'impression de suivre une personne, mais ça n'élève jamais le niveau de conscience. Il n'y a jamais de « aujourd'hui j'ai aidé telle personne », « voilà un problème que tu ne savais pas avoir », « mon offre fonctionne comme ça ». Résultat, le jour où le CTA arrive, personne ne monte, parce qu'aucune marche n'a été posée.

La bonne séquence tient en quatre marches : la personne a un problème, elle ne le savait pas, elle peut le résoudre, elle peut le résoudre avec toi. Chacun de tes contenus fait monter d'une marche. Voir chaque post doit avoir un job.

Un appel à l'action ne fonctionne que si tu as posé les marches avant. Sans escalier, même le meilleur CTA tombe dans le vide.

Une bonne façon de vérifier que tu construis bien ton escalier : reprends tes trois derniers contenus et demande-toi, pour chacun, quelle marche il fait monter. Si tu ne sais pas répondre, c'est que tu tournes en rond au même étage, et ton audience avec toi. Chaque post doit rapprocher la personne d'une décision, jamais seulement la divertir un instant.

Le prix : ton problème vaut plus cher que tu ne crois§

J'ai commencé mes prestations à 300 €. J'ai fini entre 5 000 et 10 000 €. À côté, des concurrents que je trouvais incompétents facturaient 1 500 €. La différence ne tenait pas qu'à la compétence, elle tenait à l'éducation du marché : faire comprendre aux gens que leur problème valait ce prix.

La plupart des indépendants croient qu'ils vont arriver avec un tarif de 3 000 ou 4 000 € et que ce sera réglé. Ça ne marche pas comme ça. Il faut d'abord faire comprendre que le problème vaut ce prix, et pour ça tu ne dois surtout pas tout simplifier. Quand tu réduis un problème complexe à trois slides, tu fais croire à ton audience que son problème vaut 50 balles. Alors qu'il en vaut 3 000. Voir présenter ton prix.

Et il y a la peur d'augmenter ses prix. Je l'ai eue, ce petit pincement au ventre à chaque fois. 90 % des gens à qui je parlais de mes tarifs me répondaient « trop cher pour ce que c'est ». Sauf que ces 90 % ne sont jamais ta cible : ce sont des gens qui n'ont jamais payé, qui ne paieront jamais, et qui donnent leur avis sur un truc qu'ils ne connaissent pas de l'intérieur. Leur avis ne pèse rien.

Le piège du pote

Le plus gros frein des indépendants, c'est de valider ses décisions auprès des mauvaises personnes. Tu montres ta story, ton post, ton prix à ton pote, il te dit que c'est bien, que ça va marcher. Sauf qu'il n'est même pas ta cible. Son avis ne vaut rien sur ton pricing, ton positionnement, ni ta marque. Arrête de demander l'avis de gens qui n'achèteront jamais.

Les stories : la machine à confiance la plus sous-estimée§

Pour moi, les stories quotidiennes sont la meilleure stratégie de confiance jamais inventée sur Instagram, et presque personne ne les exploite vraiment. Mon visage, mes valeurs, ma façon de bosser, tous les jours. C'est le simple biais d'exposition : quelqu'un qui te voit chaque jour te fait confiance avant même de t'avoir parlé.

Une chose qui surprend les gens : je fais de l'éducatif en story, et ça marche. On répète partout que « les gens ne lisent pas », mais je fais ça depuis 3 ans, et les gens répondent à mes stories pleines de texte, ils sont scotchés. Une story qui enseigne, glissée entre deux stories perso, surprend et fait passer un message que le feed ne fait pas passer de la même façon.

Et il y a les coulisses. Quand un entrepreneur rejoignait mon accompagnement, je faisais une story, en anonymisant et en étalant. Si je recevais deux virements le lundi, je parlais d'un client le lundi et de l'autre le mercredi, pour laisser respirer et donner l'impression que c'était fréquent sans saturer. J'expliquais la situation de la personne, ce que je faisais, pourquoi. Voir la story coulisses qui vend.

Comment je convertissais : organique, patient, sans setter§

Aucune pub, aucun setter, un panier à 5 000 € et deux mois d'attente. Le prix faisait le tri tout seul. Les gens prenaient un appel via Calendly, et c'était tout. Tout était complètement organique, et je n'avais aucune pression, ce qui me laissait le luxe d'être patient.

Mon vrai levier caché, c'était l'analyse de mes appels. J'en ai passé entre 1 500 et 2 000, et à chaque fois je posais la même question : qu'est-ce qui t'a fait prendre cet appel, quel contenu t'a donné confiance ? Cette donnée vaut de l'or, et presque personne ne la récupère. C'est elle qui me disait quoi produire ensuite. Voir lire tes stats comme un compte de résultat.

Je tournais donc en boucle : je produisais, je regardais ce qui marchait et surtout ce qui convertissait, jamais seulement ce qui faisait des vues, et je me concentrais sur ce qui convertissait. Les vues remplissent ta page, les messages remplissent ton agenda, et un seul des deux se transforme en virement. Voir viral ne paie pas tes charges.

Ce que je ferais différemment aujourd'hui ? Je prendrais un setter pour passer à l'échelle, et j'apprendrais à mieux conclure mes appels. À l'époque, je ne savais pas vraiment conclure un appel, et je m'en fichais un peu. Ces mois à 10 000 auraient sûrement pu être des mois à 20 ou 30 000. Mais c'est déjà une belle base, et j'aide aujourd'hui les autres à ne pas répéter mes erreurs.

Au total, j'ai accompagné entre 300 et 350 personnes, dont une soixantaine d'entrepreneurs sur la seule année 2025, à un ticket qui n'avait rien de symbolique. Je le dis parce que ça montre une chose : ce système tient dans la durée, il ne repose ni sur un coup de chance ni sur une vidéo virale isolée. C'est un flux régulier de bonnes personnes qui arrivent déjà convaincues, mois après mois, parce que le contenu a fait le travail en amont.

Le lifestyle, à toute petite dose§

Oui, je bosse en voyageant : Vienne, la Réunion, 8 mois à Bali, la Thaïlande, le Vietnam, et Prague en ce moment. Mais le lifestyle, c'est un post sur 10 au maximum. Montré tous les jours, ça sature et ça ne prouve rien du tout.

Le lifestyle sert juste à montrer qu'on peut passer d'une situation à une autre, il ne remplace jamais l'autorité. Reprends le coach qui ne poste que ses triathlons : on finit par savoir qu'il court, on ne sait toujours pas pourquoi bosser avec lui. Garde un peu de décor, mais ne construis jamais ta marque dessus.

On ne fait pas du business pour faire des vues, ni pour montrer aux autres qu'on fait du business. On le fait pour en vivre. La plage est un décor, jamais une preuve de compétence.

La patience, mon vrai avantage§

S'il y a un trait qui m'a plus servi que n'importe quelle technique, c'est la patience. Quand je publie une story ou un post, mon but n'est pas de conclure une vente dans l'heure. Je dépose une idée, je la répète, et j'attends le moment où la personne sera prête. Pour aller chercher des mois à 20, 30 ou 40 000 €, je suis patient, et ça ne me pose aucun problème.

Cette patience change ta façon de produire. Tu arrêtes de courir après le post viral qui plaira à tout le monde, et tu écris pour ceux qui peuvent devenir clients, quitte à faire moins de vues sur un contenu qui vise juste. Je ne suis pas là pour la gloire ni pour cumuler des abonnés que je n'encaisserai jamais. Je suis là pour apporter une solution à des gens précis et leur vendre quelque chose d'utile, le jour où ils en ont besoin.

La marque personnelle, c'est un jeu long. Ceux qui veulent tout prendre tout de suite abandonnent au bout de trois semaines. Ceux qui déposent, répètent et attendent finissent par tout rafler.

En résumé§

Le verdict

Je suis parti de la Réunion, avec un master en compta et zéro plan, et j'ai construit une marque qui me fait vivre sans un centime de pub, sur un sujet aussi peu sexy que la fiscalité. Aujourd'hui, j'aide des indépendants à faire la même chose sur leur propre expertise. Ma seule légitimité, c'est que je l'ai fait avant de te le dire.

Si tu retiens une chose : le compteur d'abonnés ne décide de rien, ce sont tes 4 piliers, éducatif, storytelling, polarisation, autorité, et tes stories quotidiennes qui installent la confiance. J'ai été patient, je n'ai jamais cherché à tout prendre tout de suite, et c'est ça qui paie sur la durée.

Si tu veux qu'on regarde ta marque et ta vente ensemble, comme je le fais pour moi depuis 3 ans, je t'offre 30 minutes : réserve ton créneau ici. Si je pense pouvoir t'aider, je te le dirai. Si je pense que non, je te le dirai aussi, très honnêtement.

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Sources

Cette page est un récit personnel, tourné en vidéo (lien en haut) et repris à l'écrit. Les chiffres cités sont mes chiffres réels, donnés pour situer d'où je parle. Les concepts mentionnés renvoient à des articles sourcés du blog.

Vidéo : « Ma personal brand à 300 000 € par an, sans un centime de publicité », Léo Fanouillet, à voir sur YouTube.

Zajonc, R. (1968), Attitudinal Effects of Mere Exposure : l'effet de simple exposition, le mécanisme derrière les stories quotidiennes et la familiarité qui précède la confiance.

Corpus original : 3 ans de contenu quotidien et 1 500 à 2 000 appels de vente menés par Léo Fanouillet.

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Questions fréquentes

Je m'appelle Léo, j'ai 26 ans, je viens de la Réunion et j'ai un master en compta et finance. Je me suis lancé à mon compte pendant mes études, d'abord comme fiscaliste qui optimisait la rémunération des chefs d'entreprise, puis j'ai construit une marque sur Instagram pendant 3 ans. Fin 2025, j'ai quitté la fiscalité pour aider des indépendants à bâtir leur propre marque de façon organique. Ce que je transmets, je l'ai appliqué sur moi avant de l'enseigner, c'est ma seule vraie légitimité.

En publiant un contenu par jour pendant 3 ans, surtout en carrousels, sans un centime de pub, sans monteur et sans formation achetée. Je me suis appuyé sur 4 piliers : le contenu éducatif, avec une préférence pour casser les croyances ; le storytelling, en racontant des histoires vécues et relatables ; la polarisation, en assumant des avis tranchés sur des sujets choisis ; et l'autorité, en montrant des cas clients concrets et chiffrés. Le tout tenu ensemble par des stories quotidiennes, la meilleure stratégie de confiance sur Instagram.

Non. J'étais à 13 000 abonnés quand je faisais déjà 10 000 par mois, et j'ai croisé des comptes à 80 000 abonnés qui faisaient 2 000 par mois. Le compteur ne dit rien de ce que tu encaisses. Ce qui décide, c'est ce que tu déclenches chez les bonnes personnes : la confiance, la preuve que tu es compétent, et un chemin clair du contenu vers l'appel. Un petit compte très ciblé et bien construit bat un gros compte qui ne convertit pas.

À des indépendants qui font déjà du chiffre d'affaires, à partir de 2 000 par mois environ, avec ou sans présence sur Instagram. Je choisis ce seuil parce que si ton offre se vend déjà un peu, on sait que la demande existe, et qu'il ne reste qu'une question de confiance et d'échelle. Beaucoup de gens bloqués n'ont pas un problème de contenu mais d'offre ou de positionnement. Si ton offre trouve preneur, on peut la faire grossir grâce à la marque personnelle.

Parce que je n'étais plus aligné avec le message. J'ai longtemps dit aux gens qu'on pouvait rester en France et optimiser, et à la fin je n'y croyais plus vraiment : la flat tax est passée de 30 à 31,4 %, l'ACRE a été supprimée, la pression fiscale monte. J'aurais pu continuer à en vivre, mais je préfère parler de ce qui m'a vraiment fait vivre sans que je le nomme, la marque et le contenu. C'est ce que j'enseigne aujourd'hui, sur n'importe quelle expertise.

Léo Fanouillet

Léo Fanouillet · Académie Sales

Moi c'est Léo. Ex-fiscaliste, aujourd'hui j'aide les indépendants à bâtir une marque qui attire et une vente qui convertit, comme je l'ai fait pour moi. Zéro promesse magique, zéro jargon de gourou. Si tu veux en parler, écris-moi en DM.

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Léo Fanouillet

Une lettre, chaque semaine

Not Vendeur But Coach

Salut, c'est Léo. Une fois par semaine, je t'envoie une marque ou un vrai appel de vente décortiqué : les chiffres, la fuite, la correction. Comme si on regardait ta vente ensemble.

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