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Réflexion, réussite et abandon

Le closing, ça marche vraiment ? Le vrai taux de réussite (et pourquoi la majorité lâche)

· 9 min de lecture · Mis à jour juillet 2026 · 18 sources

Ce qui me frappe, après avoir vu passer beaucoup de gens, c'est que ceux qui réussissent ne sont presque jamais les plus doués au départ. Ce sont ceux qui étaient encore là au bout de six mois, quand les plus brillants avaient déjà lâché. La réussite en closing ressemble beaucoup moins à un talent qu'à une présence obstinée.

« Ouais mais concrètement, le closing, ça marche vraiment, ou c'est que pour les 2 % qui vendent des formations ? » C'est une des questions les plus honnêtes qu'on me pose, et elle mérite une réponse aussi honnête. Je ne vais pas te sortir un « 90 % de nos élèves réussissent » bidon. Je vais te montrer ce que les données disent vraiment sur qui réussit, qui abandonne, et surtout pourquoi, pour que tu saches dans quel camp tu peux te mettre.

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En 30 secondes
  • Il n'existe aucun « taux de réussite du closing » officiel et fiable. Méfie-toi de quiconque t'en balance un chiffre précis, il est presque toujours marketing.
  • Ce qu'on sait : la majorité de ceux qui commencent abandonnent (turnover des commerciaux junior de 30-45 %/an, ancienneté moyenne ~14 mois). L'abandon, plus que l'échec, est le vrai problème.
  • Échouer est la norme partout : 67 % des commerciaux pros ratent leur objectif, 22 % des entreprises ferment en un an, la majorité des side hustles rapporte moins de 500 $/mois.
  • La différence clé : le closing est une compétence (résultats reproductibles), pas une loterie comme le trading (moins de 1 % de gagnants) ou le MLM (99 % de perdants). Ton résultat se construit, il n'est pas tiré au sort.

« Ça marche », ça veut dire quoi au juste ?§

Avant de répondre, il faut nettoyer la question, parce qu'elle est piégée. Si « ça marche » veut dire « est-ce que tous ceux qui achètent une formation deviennent riches ? », alors non, évidemment, et n'importe qui te jurant le contraire te ment. Si ça veut dire « est-ce qu'une personne normale, qui bosse sérieusement, peut en vivre ? », alors la réponse est oui, et je vais te montrer à quelles conditions. Entre les deux, il y a un monde, et c'est dans ce flou que prospèrent aussi bien les vendeurs de rêve que les « c'est une arnaque ».

Petit avertissement d'honnêteté : il n'existe aucun taux de réussite officiel du closing. Personne ne suit une cohorte de débutants sur trois ans pour compter combien en vivent. Donc quand une formation t'annonce « 87 % de réussite », c'est un chiffre inventé ou trié. Ce que je peux faire, en revanche, c'est croiser les données des métiers voisins et de la science de l'apprentissage. Et elles disent quelque chose de très clair.

La réalité brutale : la majorité lâche§

Commençons par ce qui fait mal. Dans la vente, le taux d'abandon est énorme : chez les commerciaux junior, le turnover tourne à 30-45 % par an, et l'ancienneté moyenne est d'environ 14 mois. Traduction : une grande partie des gens qui démarrent ne passent même pas le cap de la première année. Ce n'est pas propre au closing, c'est toute la vente qui fonctionne comme ça.

Et le mot important, c'est abandonner, pas échouer. La plupart ne se cognent pas à un plafond de compétence infranchissable. Ils partent avant, au premier trou d'air, souvent parce qu'ils n'ont ni cadre, ni feedback, ni attentes réalistes, un mélange que j'ai décortiqué dans pourquoi tant de gens abandonnent le closing. Le taux de réussite du closing, c'est d'abord une histoire de qui reste assez longtemps pour devenir bon.

Sauf qu'« échouer » est la norme absolument partout§

Maintenant, remets ça en perspective, parce que c'est là que le discours « le closing ça marche pas » s'effondre. Rater, dans le monde du travail et du business, c'est la règle, pas l'exception. Regarde ces chiffres, tous issus de secteurs qu'on ne traite jamais d'arnaque.

67 %
des commerciaux pros ratent leur objectif annuel
22 %
des entreprises ferment dès la 1re année
48 %
des entreprises ferment en 5 ans

67 % des commerciaux professionnels, avec un salaire fixe et une équipe derrière eux, n'atteignent pas leur quota. Seuls 24 % le dépassent. Une entreprise sur cinq meurt en un an, une sur deux en cinq ans. La majorité des side hustles rapporte moins de 500 $ par mois. Personne n'en conclut que « l'entrepreneuriat, ça marche pas » ou que « le salariat commercial est une arnaque ». Le closing n'est donc pas anormalement difficile : il obéit à la même loi que tout le reste, la plupart des gens ne vont pas au bout.

La vraie différence : compétence, pas loterie§

Voici le point qui change tout, et qu'aucune stat de quota ne capture. Il y a deux familles d'activités. Celles où l'effort ne change presque rien au résultat, et celles où il change tout. Le trading particulier, la crypto, le MLM sont dans la première : moins de 1 % des day traders sont durablement rentables, environ 99 % des participants au MLM perdent de l'argent. Tu peux bosser dur, le hasard reste maître. J'ai comparé ça en détail dans le closing n'a rien à voir avec le trading.

Loterie (trading, crypto, MLM)
Compétence (closing)
Moins de 1 % de gagnants durables
Résultats reproductibles avec la pratique
L'effort ne change presque rien
L'entraînement change tout
Tu ne peux pas « perdre exprès »
Tu peux perdre exprès, donc tu contrôles
Réussir = avoir de la chance
Réussir = devenir bon et rester

Le closing est dans la seconde famille. Le test de Mauboussin le prouve : « peux-tu perdre exprès ? » Au loto, non. En closing, oui, tu peux volontairement rater un appel, donc le résultat dépend de toi. Ça veut dire que ton taux de réussite personnel n'est pas tiré au sort : il se construit avec de la pratique délibérée et du feedback. Autrement dit, la bonne question n'est pas « est-ce que ça marche ? » mais « est-ce que je suis prêt à faire ce qui fait que ça marche ? »

Ce qui sépare vraiment ceux qui réussissent§

Si le résultat se construit, alors on peut identifier les ingrédients. Et là, la recherche est étonnamment consensuelle. Ce n'est ni le talent, ni le bagout. Ce sont quatre choses, toutes à ta portée, qu'on retrouve chez ceux qui tiennent, détaillées dans les 5 piliers qui font réussir un closer.

1
La pratique délibérée · s'entraîner en s'enregistrant et en corrigeant un point précis, pas juste enchaîner les appels au feeling.
2
Le feedback · un regard extérieur régulier, l'un des leviers d'apprentissage les plus puissants qui soient (Hattie & Timperley).
3
La responsabilité · fixer ses objectifs avec un suivi fait grimper le taux d'atteinte à 76 % (Matthews), contre bien moins en solo.
4
La ténacité · rester après le premier échec, précisément là où la majorité lâche (Duckworth, Dweck).
Les 4 facteurs qui distinguent les closers qui réussissent, selon la recherche.

Regarde bien : aucun de ces quatre n'est une question de don. Ce sont des conditions que tu mets en place, ou pas. C'est exactement pour ça que « le taux de réussite du closing » est une donnée trompeuse : il n'y a pas UN taux, il y a le tien, et il dépend de si tu réunis ces conditions ou si tu comptes sur la chance.

  • Redéfinis « réussir » : un objectif chiffré et daté (par ex. une première commission en 90 jours), pas « devenir riche ».
  • Traite ça comme une compétence : appels enregistrés, un point corrigé à chaque fois, feedback régulier.
  • Mets-toi de la responsabilité : un suivi, un pair, un cadre. Le suivi fait passer l'atteinte d'objectif à 76 %.
  • Prévois le mur : la majorité lâche dans la première année, au premier trou d'air. Décide à l'avance que tu passeras ce cap.
  • Fuis les promesses « facile et garanti » : ce sont elles qui créent des attentes fausses et donc des abandons.
Le verdict

« Est-ce que le closing marche ? » est une mauvaise question, parce qu'elle attend un oui ou un non alors que la vraie réponse est « pour qui, et à quelles conditions ». La vérité honnête : la majorité de ceux qui commencent abandonnent avant d'être bons, exactement comme partout ailleurs, où 67 % des commerciaux pros ratent leur objectif et une entreprise sur deux ferme en cinq ans. Mais contrairement au trading ou au loto, le closing est une compétence : ton résultat n'est pas tiré au sort, il se construit. Donc oui, ça marche, pour ceux qui le traitent comme un métier à apprendre et qui restent. Le taux de réussite n'est pas une donnée du marché, c'est une conséquence de ce que tu fais.

Questions fréquentes

Il n'existe aucun chiffre officiel et fiable, et il faut se méfier de ceux qui en donnent un précis, c'est presque toujours du marketing. Ce qu'on sait, c'est que la majorité de ceux qui commencent abandonnent, comme dans toute la vente (turnover de 30-45 %/an, ancienneté ~14 mois). Mais comme le closing est une compétence, ton résultat dépend de toi, pas du hasard.

Ils abandonnent plus qu'ils n'échouent. Le plus souvent au premier passage à vide, faute de cadre, de feedback et d'attentes réalistes, ces dernières étant souvent faussées par des formations qui promettent des revenus irréalistes. Ce n'est pas le métier qui est impossible, c'est qu'ils partent avant d'être devenus bons.

Ça marche, mais pas comme le vend le marketing. Rater est la norme partout : 67 % des commerciaux pros ratent leur quota, 22 % des entreprises ferment en un an. La vraie différence, c'est que le closing est une compétence reproductible, pas une loterie comme le trading, donc réussir se travaille au lieu de se tirer au sort.

Compte au moins plusieurs mois de vraie pratique avant de juger. Beaucoup abandonnent au premier trou d'air, dans la première année, en confondant un creux normal avec un échec définitif. Donne-toi un cap chiffré et un délai clair au départ, sinon tu jugeras trop tôt et pour de mauvaises raisons.

Avant de te lancer, le cerveau trouve toujours une raison de reculer. Les trois plus courantes :

« C'est trop tard pour moi » → ce que dit vraiment la science
« C'est une arnaque » → la vérité, sans filtre
« Il faut être une grande gueule » → pourquoi c'est faux

Une fois le doute levé, la présentation te montre la méthode complète.

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Un terme technique t'échappe ? Consulte le lexique du closing →

Sources

Méthodo : faute de taux de réussite officiel du closing, je croise les données des métiers voisins (atteinte de quota des commerciaux via Salesforce, Gong, RepVue ; turnover et ancienneté junior ; survie des entreprises via le BLS ; revenus des side hustles) avec la science de l'apprentissage (pratique délibérée, feedback, responsabilité, ténacité). Je refuse d'inventer un chiffre de réussite et je dis clairement quand une donnée manque.

Salesforce, State of Sales (2025) : environ deux tiers des commerciaux (67 %) déclarent ne pas avoir atteint leur objectif annuel, un métier où rater sa cible est la norme, pas l'exception.

Gong, analyse 2025 : le taux d'atteinte des objectifs commerciaux est passé de 52 % en 2024 à 46 % en 2025, la moitié des vendeurs professionnels n'atteignent pas leur quota.

RepVue Cloud Sales Index (T3 2025) : atteinte moyenne des quotas d'environ 43 %, et seulement 24,3 % des commerciaux dépassent leur objectif annuel, soit le quart supérieur.

Étude sur 939 entreprises B2B (2025-2026) : le turnover des commerciaux junior tourne autour de 30 à 45 % par an, l'un des plus élevés de tous les métiers, la majorité quitte avant d'être vraiment bonne.

Analyses de rétention commerciale (Orum, Boomsourcing, 2025-2026) : ancienneté moyenne d'un profil junior de 14 à 16 mois, pour une montée en compétence d'environ 3 mois, l'essentiel de l'abandon se joue dans la première année.

Bureau of Labor Statistics / LendingTree (2025) : 22,1 % des nouvelles entreprises ferment dès la première année, 48,6 % au bout de cinq ans, 65,3 % au bout de dix ans, échouer en entreprenant est statistiquement la règle.

Enquêtes side hustle 2025 (SurveyMonkey, Intuit) : la majorité des activités complémentaires rapportent moins de 500 $ par mois, et les plus performantes reposent sur des objectifs clairs et un suivi dans le temps.

Ericsson et al. (1993), pratique délibérée : la performance vient de l'entraînement ciblé avec feedback et correction, pas du temps passé ni du talent supposé, ce qui rend la réussite prévisible plutôt qu'aléatoire.

Josh Kaufman, « The First 20 Hours » : environ 20 heures de pratique ciblée suffisent pour passer de zéro à correct sur une compétence, le seuil d'entrée est bas, c'est la persévérance qui manque.

Matthews (Dominican University) : fixer ses objectifs avec un suivi régulier fait grimper le taux d'atteinte à 76 %, la responsabilité partagée pèse lourd dans la réussite.

Mauboussin, continuum hasard-compétence : test « peux-tu perdre exprès ? ». En closing, oui, donc le résultat dépend de toi, c'est une compétence, pas une loterie où la réussite serait tirée au sort.

ESMA et AMF : environ 74 à 89 % des traders particuliers de CFD perdent de l'argent, et moins de 1 % des day traders sont durablement rentables, l'exemple type d'une activité de hasard où l'effort ne change presque rien.

Federal Trade Commission (FTC) : environ 99 % des participants au marketing de réseau (MLM) perdent de l'argent, un « taux de réussite » proche de zéro, à l'opposé d'une vraie compétence.

Panorama Académie Sales : 80 offres réelles de closing et de setting compilées entre février et avril 2026, la demande existe et se répartit par niche, ceux qui deviennent bons trouvent où exercer.

DGCCRF : enquête sur le secteur du coaching et de la formation adjacent au closing, près de 80 % d'anomalies sur les organismes contrôlés, dont des promesses de revenus irréalistes qui faussent les attentes de départ.

Hattie & Timperley (2007), « The Power of Feedback » : un feedback précis et régulier est l'un des plus puissants leviers d'apprentissage, ce qui explique l'écart entre les closers encadrés et les autodidactes isolés.

Dweck, état d'esprit de développement : croire que la compétence se construit, plutôt qu'elle est innée, prédit la persévérance après un échec, exactement le moment où la majorité abandonne.

Duckworth, sur la ténacité (grit) : la persévérance sur le long terme prédit la réussite mieux que le talent initial, un déterminant central quand la première année élimine la majorité.

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Léo Fanouillet

Léo Fanouillet · Académie Sales

Moi c'est Léo. Ex-fiscaliste, aujourd'hui je forme des closers. J'écris ces articles en croisant la donnée publique, la recherche et le terrain, et je garde seulement ce qui tient une fois le bullshit retiré. Zéro promesse magique.

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