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Attirer les bons profils

Trois hooks pour le même post : lequel ramène des acheteurs

· 24 min de lecture · Mis à jour août 2026 · 3 sources

Il y a deux ans, j'ai publié un post qui a fait mon plus gros score de la semaine. Beaucoup de vues, une pluie de « trop vrai », des partages en story, des gens que je ne connaissais pas qui me taguaient. Je me suis couché fier. Le lendemain matin, j'ai ouvert mes messages en me disant que ça allait déborder. Deux DM. Un « merci pour tout ce que tu fais » et une question d'un étudiant qui voulait un stage. Zéro rendez-vous. Zéro personne qui voulait bosser avec moi.

Ce matin-là, j'ai compris un truc que je répète depuis à chaque coach que j'accompagne. L'obsession du hook qui fait des vues, cette question qui te ronge à chaque fois que tu ouvres l'appli, « comment je fais pour percer », elle te fait travailler dans la mauvaise direction. Le hook qui fait des vues et le hook qui fait des clients ne cherchent pas la même personne. Je vais te le prouver avec un cas concret : un seul sujet, trois accroches réelles, et le profil exact que chacune fait entrer dans ta DM.

L'essentiel

  • La vue et le rendez-vous ne se produisent pas avec le même hook. Un hook qui plaît à tout le monde ramène des spectateurs, un hook qui vise une seule personne ramène des acheteurs.
  • Un même sujet écrit en trois accroches attire trois audiences différentes : les curieux, ceux qui veulent débattre, et celui qui se reconnaît et t'écrit.
  • Ton hook n'est pas un aimant qui attrape le plus de monde possible, c'est un filtre qui laisse passer un profil et arrête les autres. Un bon filtre assume de faire scroller la majorité.
  • Plus une accroche est précise, la scène, l'heure, la phrase intérieure, plus elle exclut les mauvais profils et attrape le bon. La spécificité qualifie, le flou dilue.
  • Le contenu filtre qui vient, l'appel de vente filtre qui reste. Deux réglages, deux endroits. Régler l'un et ignorer l'autre laisse toujours ton chiffre coincé.

L'hypothèse de départ

Mon contenu ne ramène que des curieux parce qu'il ne touche pas assez de monde. Si je trouve le bon hook, celui qui fait exploser les vues, mon audience grossira et les clients finiront par arriver dans le tas.

C'est l'histoire que se raconte presque tout coach qui stagne à 2K. En réalité, le hook qui fait exploser les vues et celui qui fait venir un acheteur sont souvent deux hooks opposés. Grossir l'audience sans changer le filtre ne fait qu'agrandir la foule de spectateurs.

Un sujet, trois hooks, trois personnes qui arriventle même sujetHook à vueslarge, pour tousles curieuxHook à débatclivant, provocceux qui argumententHook à clientsprécis, une scènecelui qui te réserve
Le même sujet ne fait pas venir la même personne selon la porte que tu lui ouvres. Le hook large ramasse les curieux, le hook clivant attire ceux qui veulent en découdre, le hook précis arrête celui qui se reconnaît. Trois accroches, trois audiences, un seul de ces trois profils prend rendez-vous.

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Le hook à vues et le hook à clients ne cherchent pas la même personne§

Commençons par nommer la confusion, parce que tout part de là. Quand tu ouvres tes statistiques, un seul chiffre te saute aux yeux : la vue. C'est le chiffre que la plateforme te met devant le nez, celui qui monte ou qui descend, celui qui décide de ton humeur du jour. Alors tu optimises pour lui. Tu cherches l'accroche la plus large, la douleur la plus partagée, la phrase que le plus grand nombre de gens vont valider d'un hochement de tête. Et ça marche, au sens où ça fait des vues. Sauf qu'une vue ne signe rien.

Un hook à vues fait un travail précis : il maximise le nombre de personnes qui s'arrêtent. Pour ça, il doit parler à la plus grande foule possible, donc rester général, donc ne viser personne en particulier. Une accroche du genre « voici comment être plus organisé » touche tout le monde, du lycéen au retraité, parce qu'elle ne coûte rien à personne de se reconnaître dedans. Le prix de cette largeur, c'est qu'elle attire une audience aussi large qu'elle : des gens vaguement intéressés qui likent et passent à autre chose.

Un hook à clients fait le travail inverse. Il ne cherche pas à arrêter le plus de monde, il cherche à arrêter net une seule personne, celle qui pourrait t'acheter. Pour ça, il doit être assez précis pour que 90 personnes se disent « ce n'est pas pour moi » et scrollent, et que la dixième se dise « attends, il parle de moi, là ». Cette accroche fera moins de vues par construction, puisqu'elle repousse volontairement la majorité. Mais la personne qu'elle retient est exactement celle que tu veux au bout du fil.

Voilà pourquoi la course aux vues te trahit sans que tu le voies. Tu crois travailler ton acquisition, tu travailles ta popularité. Ce sont deux métiers différents. Un créateur qui vit de la pub a raison de vouloir le plus de vues possible, c'est son produit. Toi, tu vends un accompagnement à un profil précis, et ton contenu doit d'abord faire venir ce profil, pas une foule. La bonne question n'est jamais « combien de vues », c'est « qui est venu, et est-ce que je peux le signer ».

Le déclic

La vue mesure combien de personnes se sont arrêtées. Le rendez-vous mesure combien de bonnes personnes se sont reconnues. Tu peux gagner le premier chiffre en perdant le second, et c'est exactement ce qui t'arrive à 2K.

Trois hooks pour le même post§

Prenons un cas concret, un vrai, le genre de sujet que tu pourrais poster demain. Imagine que tu es coach et que ton thème du jour, c'est arrêter de travailler le dimanche soir. Un sujet fort, universel, qui parle à beaucoup de monde. Je vais l'écrire de trois façons, avec le même fond exactement, et te montrer comment chaque accroche change la personne qui va s'arrêter dessus. Même idée, trois portes d'entrée, trois foules derrière la porte.

Hook A, le hook à vues : la douleur partagée par tous

Première version : « Si tu bosses encore le dimanche soir, il faut qu'on parle. » Lis-le à voix haute. C'est propre, ça claque, et surtout ça vise énorme. Tout le monde a déjà bossé un dimanche soir : le salarié qui prépare sa semaine, l'étudiant qui rend un devoir, l'indépendant, le parent qui répond à ses mails après le dîner. Cette accroche va faire scroller très peu de gens, donc de la vue, du like, des « ah là là c'est clair ». Ton post va bien tourner et tu vas te sentir récompensé.

Regarde quand même qui tu as fait venir. Une majorité de personnes qui subissent le dimanche soir sans jamais envisager de payer un coach pour ça. Le salarié va acquiescer et retourner sur Netflix. L'étudiant va commenter et disparaître. Ils se sont reconnus dans la douleur, oui, mais pas dans la solution que tu vends. Ton accroche a ratissé large et t'a rempli l'audience de gens qui ne sont pas ton marché. Tu as gagné des spectateurs, tu n'as pas fait venir un client.

Hook B, le hook à débat : la phrase clivante

Deuxième version, le réflexe de ceux qui ont compris que « large » ne suffit pas et qui basculent dans la provocation : « Bosser le dimanche soir n'est pas une preuve de sérieux, c'est un aveu de mauvaise organisation. » Là, tu vas déclencher autre chose. Des commentaires, du vrai débat, des gens vexés qui viennent défendre leur cas, d'autres qui approuvent bruyamment. La plateforme adore ça, elle pousse le post parce qu'il fait réagir. Tu vas voir monter les notifications toute la journée.

Le souci, c'est le profil que la controverse fait sortir du bois. Une accroche clivante attire en priorité ceux qui veulent avoir raison, pas ceux qui veulent avancer. Tu passes ta soirée à répondre à des gens qui défendent leur point de vue, à des donneurs de leçons, à des curieux du conflit qui commentent dix débats par jour et n'achètent jamais rien. L'engagement grimpe, ton énergie fond, et la personne qui a un vrai problème et de quoi le régler, elle, se tient loin de la bagarre. Le débat remplit ta section commentaires, il ne remplit pas ton agenda.

Hook C, le hook à clients : la scène précise

Troisième version, la seule qui travaille pour ton business : « Tu diriges ta boîte depuis 3 ans, tu factures correctement, et pourtant chaque dimanche à 21h tu rouvres ton laptop en cachette, en te jurant que c'est la dernière fois. Ton problème n'est pas ton agenda. » Relis. Cette accroche va faire scroller presque tout le monde. Le salarié ne dirige pas de boîte. L'étudiant non plus. Celui qui galère financièrement se sent exclu par le « tu factures correctement ». Tu viens de repousser 90 % de l'audience, volontairement.

Et c'est exactement l'effet recherché. La personne qui dirige depuis 3 ans, qui gagne bien sa vie et qui rouvre quand même son ordinateur le dimanche à 21h avec une boule au ventre, celle-là s'arrête net. Elle se dit « c'est moi, mot pour mot ». La scène est si précise qu'elle a l'impression que tu l'as observée par la fenêtre. Cette personne-là ne se contente pas de liker. Elle t'écrit, elle raconte son dimanche, elle demande comment tu bosses. Moins de vues, un rendez-vous. C'est ça, un hook à clients.

Le fond des trois posts peut être rigoureusement identique : le même conseil, la même méthode, le même corps de texte. Seule l'accroche change, et pourtant elle change tout, parce que le hook est la porte, et la porte décide qui entre. Une porte large laisse entrer la foule. Une porte étroite, avec le nom de ton client presque écrit dessus, laisse entrer celui que tu peux aider et signer. Le talent, ce n'est pas d'écrire la phrase la plus partagée, c'est d'écrire la phrase que ton client idéal a l'impression d'avoir pensée lui-même.

Deux entonnoirs pour le même sujetHook à vues (large)beaucoup de mondetrès peu d'acheteursHook à clients (précis)moins de mondeune majorité d'acheteurs
Figure qualitative, sans chiffre. À gauche, l'accroche large fait entrer une grande foule dont il ne ressort presque aucun acheteur. À droite, l'accroche précise fait entrer moins de monde, mais une part bien plus grande de cette audience correspond à ton client. La vue en haut de l'entonnoir ne dit rien de ce qui tombe en bas.

D'où je parle

Je publie du contenu tous les jours depuis 3 ans, et j'applique sur mes propres posts exactement ce que je te raconte ici. Mes plus gros scores de vues sont presque toujours mes accroches les plus larges, et ce sont aussi celles qui me ramènent le moins de rendez-vous. Mes posts qui déclenchent des DM précis, des gens qui décrivent leur situation et veulent qu'on se parle, ce sont les plus resserrés, ceux qui nomment une scène. J'ai vu ce schéma se répéter des centaines de fois, sur mon compte et dans les appels de vente que j'analyse. La vue et le client ne sortent pas de la même phrase.

En 30 minutes, je réécris avec toi le hook de ton dernier post en version qui filtre les acheteurs, et je te montre le profil exact qu'il fait venir →

Ce que chaque hook fait vraiment entrer dans ta DM§

Descendons d'un cran, parce que la vraie preuve n'est pas dans les statistiques du post, elle est dans ta messagerie. Un hook, c'est un tri qui se fait avant même que la personne te lise. En une demi-seconde, ton accroche dit à chacun « tu es concerné » ou « circule ». Ce tri décide de la composition de ton audience, et donc de la composition de tes messages. Change le hook, tu changes qui t'écrit. C'est mécanique, et c'est observable sur ton propre compte dès demain.

Le hook A, large, te remplit la DM de gratitude et de vide. Des « merci, ça fait du bien de lire ça », des cœurs, des gens adorables qui ne t'achèteront jamais rien parce qu'ils ne sont pas ton marché. Tu te sens aimé, et à juste titre, mais l'affection ne paie pas ton loyer. Ces messages sont agréables et stériles. Ils te donnent l'illusion d'un contenu qui marche, alors qu'il marche pour la mauvaise métrique. Tu ranges ça dans « ma communauté grandit », sauf qu'une communauté de spectateurs ne se convertit pas juste en devenant plus grosse.

Le hook B, clivant, te remplit la DM et les commentaires de contradiction. Des gens qui viennent t'expliquer pourquoi tu as tort, d'autres qui te félicitent d'avoir « osé le dire », des débatteurs professionnels qui adorent la friction. Ça t'occupe des heures, ça flatte ton ego les jours où on te donne raison, ça te blesse les jours où on t'attaque, et au bout du compte ça ne produit toujours aucun rendez-vous. Tu confonds le bruit avec de la traction. Le bruit fatigue, il ne remplit pas un agenda de vente.

Le hook C, précis, te remplit la DM de la seule chose qui compte : des messages qui commencent par « c'est exactement moi ». Ces gens-là ne te complimentent pas, ils se confient. Ils décrivent leur dimanche soir à eux, leur boule au ventre à eux, et ils enchaînent souvent seuls sur « comment on travaille ensemble ». Tu recevras beaucoup moins de messages, et une part énorme de ces messages seront des débuts de conversation de vente. C'est la différence entre une boîte de réception pleine et une boîte de réception utile. Je creuse ce tri entre le curieux et l'acheteur dans acheteur ou curieux, comment qualifier un prospect, parce que c'est là que se joue tout ton temps.

Ton hook est un filtre, pas un aimant§

Voilà le renversement mental que je veux te laisser, celui qui change tout dans la façon d'écrire. Tu penses ton hook comme un aimant : plus il est puissant, plus il attrape de monde, mieux c'est. C'est faux pour toi. Un aimant attrape tout ce qui traîne, la limaille comme les clous. Ce que tu veux, ce n'est pas attraper le maximum de métal, c'est attraper la bonne pièce et laisser tomber le reste. Ton hook n'est pas un aimant, c'est un filtre. Et un filtre se juge à ce qu'il rejette autant qu'à ce qu'il garde.

Alex Hormozi, qui a construit et revendu plusieurs business de services avant d'écrire sur l'acquisition, martèle une idée qui va dans ce sens dans ses livres « 100M Offers » et « 100M Leads » : donne dans ton contenu de la valeur si spécifique que seul ton client idéal la trouve précieuse, et les curieux se lasseront d'eux-mêmes. Concrètement, quand j'écris, je me demande non pas « qui va aimer ça » mais « qui va scroller ça sans regret, et est-ce que ce sont bien les gens que je ne veux pas ». Si mon accroche ne fait fuir personne, elle ne filtre personne, donc elle ne me sert à rien commercialement.

Seth Godin pousse la même logique encore plus loin avec ce qu'il appelle le plus petit marché viable. Son idée, dans « This Is Marketing », est contre-intuitive : au lieu de te demander comment toucher le plus de gens, demande-toi quel est le plus petit groupe que tu pourrais servir de façon si juste qu'il ne pourrait pas t'ignorer. Moi, je l'applique directement à mes accroches. J'écris pour une personne, une seule, la plus précise possible, et j'assume que 95 % de la plateforme se sente exclue. Ce sont les 5 % restants qui prennent rendez-vous, et ils prennent rendez-vous parce qu'ils se sont sentis vus.

Alors quand tu écris ton prochain hook, inverse ta question de départ. Arrête de te demander « comment je fais pour que le plus de monde s'arrête ». Demande-toi « qui je veux faire scroller, et est-ce que mon accroche les fait bien scroller ». La spécificité qui te fait peur, celle qui « réduit ton audience », est précisément l'outil qui qualifie. Le flou rassure parce qu'il ne rejette personne, et c'est pour ça qu'il ne convertit personne. Un contenu qui essaie de plaire à tout le monde finit par ne donner rendez-vous à personne. Le sujet du trafic, je le démonte d'ailleurs en entier dans le mythe du « plus de trafic ».

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Le hook filtre qui vient, l'appel filtre qui reste§

Maintenant, la partie que tout le monde saute, et qui est justement celle qui coince ton chiffre. Même le meilleur hook du monde ne te fera pas signer. Il ne fait qu'une moitié du travail : il décide qui vient. Il ne décide pas qui reste. Ton contenu peut attirer le profil parfait, la personne qui dirige depuis 3 ans et qui rouvre son laptop le dimanche, et tu peux quand même la perdre trente minutes plus tard, au téléphone, parce que ta conversation de vente fuit. Le filtre du contenu et le filtre de l'appel sont deux réglages séparés.

Pense à ton acquisition comme à deux tamis en série. Le premier tamis, c'est ton contenu, et son grain, c'est ton hook : il laisse passer un certain profil de personnes vers ta DM et ton agenda. Le second tamis, c'est ton appel de vente, et son grain, c'est ta façon de mener la conversation : il transforme, ou non, ces personnes en clients qui paient. Tu peux avoir un premier tamis parfait et un second troué. Dans ce cas, tu fais venir exactement les bonnes personnes et tu les regardes repartir avec un « je vais réfléchir ». Le bon profil ne suffit pas s'il fuit à l'appel.

Et l'erreur symétrique existe aussi. Tu peux passer six mois à parfaire ta conversation de vente, être excellent au téléphone, et n'avoir personne à qui parler parce que ton contenu ne fait venir que des curieux qui ne prennent jamais rendez-vous. Un second tamis parfait au bout d'un premier tamis qui ne laisse rien passer d'utile, ça ne remplit rien non plus. C'est pour ça que « attirer des profils qualifiés » n'est pas un problème d'audience qu'on règle à un seul endroit. C'est un problème de filtre, et il se règle aux deux endroits à la fois, le contenu et l'appel.

La bonne nouvelle, c'est que ces deux réglages se nourrissent l'un l'autre. Quand tu écoutes tes vrais appels, tu entends les mots exacts que ton bon profil emploie pour décrire son problème, et ces mots deviennent tes meilleures accroches. Ton contenu s'affûte grâce à tes appels, et tes appels se remplissent grâce à ton contenu. Le boucler, c'est arrêter de deviner ton hook depuis ton bureau et le voler directement à la bouche de tes clients. C'est là que « moins de curieux » devient concret, parce que tu ne parles plus au marché imaginaire, tu parles à celui qui t'a déjà appelé.

Le piège classique

Croire qu'un meilleur hook réglera à lui seul ton problème de clients. Le hook remplit le haut du tunnel avec le bon profil, il ne signe pas à ta place. Si tu attires enfin les bonnes personnes mais que ta conversation de vente les laisse filer, tu concluras à tort que « ça ne marche toujours pas », et tu retourneras trafiquer ton accroche au lieu de regarder ton appel. Le trou est peut-être plus bas que là où tu creuses.

Deux filtres, deux réglages, un seul chiffre au boutFiltre 1le contenudécide qui vientréglé par le hookFiltre 2l'appel de ventedécide qui resteréglé par la conversationle client signépasse les deux filtres
Ton chiffre est le résultat de deux tris en série. Le contenu, réglé par ton hook, décide qui entre dans ta DM. L'appel de vente, réglé par ta conversation, décide qui devient client. Un seul filtre bien réglé ne suffit pas : un bon hook devant un appel qui fuit, ou un bon appel derrière un contenu qui n'attire que des curieux, laisse le chiffre au même niveau.

Le verdict§

Si ton contenu ne ramène que des curieux, arrête de courir après le hook qui fait exploser les vues. La vue et le rendez-vous ne sortent presque jamais de la même accroche. Un hook large plaît à tout le monde et ne qualifie personne, un hook clivant fait du bruit et attire les débatteurs, seul un hook précis, celui qui nomme une scène et une personne, arrête net celui qui peut t'acheter. Ton accroche n'est pas un aimant qui doit attraper le maximum de gens, c'est un filtre qui doit assumer d'en faire fuir la plupart.

Et n'oublie pas la seconde moitié, celle que tout le monde saute. Le hook décide qui vient, l'appel décide qui reste. Attirer les bons profils est un problème de filtre qui se règle à deux endroits, ton contenu et ta conversation de vente, jamais à un seul. Répare ton accroche, tu remplis ta DM des bonnes personnes. Répare ton appel, tu les signes. Le jour où les deux filtres sont réglés, ton chiffre monte sans une vue de plus, parce que tu ne parles enfin qu'aux gens qui comptent. C'est de la qualification, pas de la magie.

À toi de jouer§

Assez lu. Prends ton dernier post, celui dont tu es fier, et fais-le passer au crible en cinq minutes. À la fin, tu sauras si ton accroche filtre ou dilue, et tu sauras quoi réécrire.

  1. Relis ton dernier hook à voix haute et demande-toi qui il exclut. Si la réponse est « personne, tout le monde peut se reconnaître », tu tiens un hook à vues. Un hook qui ne fait fuir personne ne filtre personne. Note qui, précisément, ton accroche laisse passer.
  2. Compte les vrais signaux, pas les vues. Sur tes 5 derniers posts qui ont bien tourné, combien ont produit un DM précis ou un rendez-vous ? Mets le chiffre en face du nombre de vues. Si les vues sont hautes et les rendez-vous à zéro, ton contenu ramène des spectateurs.
  3. Réécris le même sujet en version scène. Reprends ton post et remplace la douleur générale par une scène : une personne précise, une heure, un lieu, la phrase qu'elle se dit tout bas, ce que ça lui coûte. Descends dans le détail jusqu'à ce que ton client idéal ait l'impression que tu l'espionnes.
  4. Vole tes accroches à tes vrais appels. Réécoute une conversation de vente et note les mots exacts que ton bon profil a employés pour décrire son problème. Ces phrases-là, dites par un vrai client, feront de meilleurs hooks que tout ce que tu inventes seul à ton bureau.
  5. Vérifie ton second filtre. Même avec le bon hook, si les gens qui t'écrivent ne signent pas, le trou est dans l'appel. Reprends tes 3 derniers appels et repère le moment exact où le bon profil décroche. Un hook réglé devant un appel troué garde ton chiffre au même endroit.

Si tu as fait l'exercice et que le compte des rendez-vous t'a piqué, c'est bon signe, ça veut dire que la marge est là où tu ne regardais pas. Pour transformer ce constat en clients, il faut aller voir les deux filtres en même temps. En 30 minutes, je prends ton dernier post et tes 3 derniers appels de vente, je te sors ton taux de conversion réel, l'accroche précise qui ferait venir ton bon profil, et les 2 moments de ta conversation où ce profil décroche. C'est le diagnostic « filtre contenu + appel » : réserve ton créneau ici.

Tu vois le mécanisme. Voilà par où on continue, preuve à l'appui :

« C'est un curieux ou un acheteur qui m'écrit ? » → comment qualifier en 2 questions
« Mon vrai souci, c'est pas les leads ? » → la démonstration par l'arithmétique
« Est-ce qu'il me faut plus de trafic ? » → pourquoi c'est un faux problème
« Je veux me faire connaître sans être influenceur » → la voie sobre

Tu veux qu'on regarde ton contenu et tes vrais appels, et qu'on trouve où le bon profil se perd ? On fait ça en 30 min.

Prêt à faire venir des acheteurs plutôt que des spectateurs ? Réserver le diagnostic filtre →

Un terme technique t'échappe ? Consulte le lexique →

Questions fréquentes

Regarde ce qui se passe après la vue, jamais la vue elle-même. Un hook qui attire des acheteurs déclenche des DM précis, des gens qui décrivent leur propre situation, qui demandent comment tu travailles, qui prennent rendez-vous. Un hook qui attire des curieux déclenche des likes, des « merci », des « trop vrai », et le silence ensuite. Le meilleur test est brutal : sur tes 5 derniers posts qui ont bien tourné, combien ont produit un appel de vente ? Si la réponse est zéro, tes vues ramènent des spectateurs, tes clients viennent d'ailleurs.

Oui, et c'est le cas le plus fréquent que je constate sur mes propres posts. Un hook large parle à tout le monde et ne s'adresse à personne en particulier, donc il fait du volume de vues et peu de rendez-vous. Un hook qui nomme une situation précise fait scroller la majorité et arrête net la personne qui se reconnaît. Moins de vues, mais une audience qui se sent visée au point de t'écrire. La vue est un chiffre de vanité, le rendez-vous est un chiffre de business. Ce ne sont pas les mêmes hooks qui les produisent.

Non, la portée sert à quelque chose : elle met ton post sous les yeux de plus de monde, dont ta cible. Le problème n'est pas de chercher les vues, c'est de les confondre avec un résultat. Un post large peut très bien attirer le bon profil s'il porte, à l'intérieur, un filtre qui fait lever la main la bonne personne et décrocher les autres. Vise la portée pour être vu, écris le contenu pour être choisi par un seul type de personne. Les deux objectifs cohabitent dans le même post, à condition de ne pas laisser le premier écraser le second.

Descends dans le concret jusqu'à ce que tu puisses nommer une personne précise et un moment précis. Au lieu de « comment être plus productif », écris la scène exacte que vit ton client idéal : l'heure, le lieu, la phrase qu'il se dit, ce que ça lui coûte. Plus le hook est spécifique, plus il exclut ceux que tu ne veux pas et attrape celui que tu veux. Un bon filtre assume de faire scroller 90 personnes pour arrêter la dixième. Une accroche qui plaît à tout le monde ne qualifie personne.

Non, et c'est là que beaucoup se trompent. Le hook filtre qui vient, il ne décide pas qui reste. Même un contenu qui attire le bon profil t'envoie des gens qui doutent, comparent, hésitent sur le prix. Ce deuxième tri se joue dans l'appel de vente, pas dans le post. Tu as donc deux filtres à régler : le contenu, qui décide qui entre dans ta DM, et la conversation, qui décide qui signe. Régler l'un sans l'autre, c'est remplir un seau percé ou garder un seau intact que personne ne remplit.

Sources

Cet article vient de mon expérience directe : 3 ans de contenu publié tous les jours et les appels de vente d'indépendants que j'analyse. Les ordres de grandeur cités (mes plus gros scores de vues sont mes accroches les plus larges) sont mes propres constats, pas des statistiques de marché. Aucun benchmark de taux de conversion n'est cité, parce qu'aucun chiffre « moyen » fiable n'existe sur ce sujet. Les deux références ci-dessous sont des praticiens dont j'applique les idées, racontées et non plaquées.

Hormozi, A. (2021-2023), $100M Offers et $100M Leads, Acquisition.com Publishing : donner dans son contenu une valeur assez spécifique pour que seul le client idéal la trouve précieuse, et attirer ainsi des acheteurs plutôt que des chasseurs de gratuit.

Godin, S. (2018), This Is Marketing, Portfolio/Penguin : le concept de plus petit marché viable, viser le plus petit groupe qu'on peut servir de façon si juste qu'il ne peut pas nous ignorer, plutôt que le plus grand nombre.

Corpus original : 3 ans de contenu quotidien publié par Léo Fanouillet et les appels de vente d'indépendants analysés, récurrence de l'écart entre accroche à vues et accroche à rendez-vous (données de terrain Académie Sales).

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Léo Fanouillet

Léo Fanouillet · Académie Sales

Moi c'est Léo. Ex-fiscaliste, aujourd'hui j'analyse les appels de vente des indépendants comme je lisais leur compta : des chiffres, une fuite, une correction. Zéro promesse magique, zéro jargon de gourou. Si tu veux en parler, écris-moi en DM.

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Léo Fanouillet

Une lettre, chaque semaine

Not Vendeur But Coach

Salut, c'est Léo. Une fois par semaine, je t'envoie un vrai appel de vente décortiqué : les chiffres, la fuite, la correction. Comme si on regardait ta vente ensemble.

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Acheteur ou curieux : qualifier un prospect