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Attirer les bons profils

Reconnaître un curieux d'un acheteur dès ton contenu

· 22 min de lecture · Mis à jour août 2026 · 3 sources

« Je n'attire que des curieux. » Je reçois cette phrase presque chaque semaine en message privé, souvent d'un coach ou d'un consultant qui poste tous les jours depuis des mois et qui commence à en avoir marre. Il a des vues, des likes, des « merci pour cette valeur », des gens adorables qui repartent avec sa ressource gratuite et ne reviennent jamais payer. Et lui, il regarde son compte en banque bloqué autour de 2000 € pendant que ses commentaires débordent de cœurs.

Je connais cette scène par cœur, parce que je publie tous les jours sur Instagram depuis 3 ans et que j'ai vécu exactement ça. La bonne nouvelle, c'est que « je n'attire que des curieux » n'est presque jamais un problème d'audience. C'est un problème de filtre. Un filtre qui se règle à deux endroits précis : ton contenu, qui décide de qui vient, et ta conversation de vente, qui décide de qui reste. Dans cet article, je te montre comment lire les signaux d'un profil solvable dans les réactions à ton contenu, bien avant l'appel.

L'essentiel

  • « Je n'attire que des curieux » ressemble à un problème de volume d'audience, c'est un problème de filtre : ton contenu ne trie pas.
  • Un curieux réagit en général et redemande du gratuit ; un profil solvable parle de sa situation précise, avec un enjeu concret et une question d'application.
  • Le vrai signal n'est jamais un commentaire isolé, c'est la récurrence croisée avec la spécificité et le coût que la personne laisse apparaître.
  • Un contenu qui plaît à tout le monde attire des tièdes ; un contenu qui nomme précisément un problème et un profil fait lever la main les bons et laisse partir les autres sans les blesser.
  • Le contenu pré-trie, il ne conclut pas : le tri définitif se joue dans l'appel, où l'enjeu réel se vérifie en direct.

L'hypothèse de départ

Mon audience est remplie de curieux qui ne veulent que du gratuit. Il me faut une meilleure audience, plus de gens sérieux, des profils avec du budget, et là mon contenu commencera enfin à ramener des clients.

C'est l'histoire que je me racontais aussi. En réalité, la composition de tes réactions est le miroir exact de ce que ton contenu affirme. Change ce que ton contenu tranche, et tu changes qui lève la main.

La même portée, deux tris très différentsContenu qui plaît à tout le mondebeaucoup de tièdes,un solvable noyé dans le lotContenu qui nomme un profilmoins de bruit,des profils qui se reconnaissent
Deux comptes avec la même portée ne récoltent pas les mêmes profils. À gauche, un contenu qui cherche à plaire largement attire surtout des tièdes et noie le rare profil solvable. À droite, un contenu qui nomme précisément une situation trie à l'entrée : moins de réactions, mais une densité bien plus forte de gens que tu peux vraiment aider. Le tri commence avant même le premier commentaire.

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« Je n'attire que des curieux » n'est pas un problème d'audience§

La première chose que je fais quand quelqu'un me sort cette phrase, c'est lui retirer l'idée qu'il a une mauvaise audience. Le mot « curieux » est traître, parce qu'il désigne la personne alors que le problème est ailleurs. Un curieux n'arrive pas par accident sur ton compte. Il arrive parce que quelque chose dans ton contenu lui a dit « tu es au bon endroit ». Autrement dit, chaque curieux qui traîne dans tes commentaires est la réponse logique à un message que tu as envoyé, souvent sans t'en rendre compte.

Quand je lisais des comptas, je voyais la même erreur de raisonnement chez des patrons. Ils regardaient une charge qui explosait et ils accusaient un fournisseur, un client, la conjoncture. La cause était presque toujours une décision qu'ils avaient prise eux-mêmes, en amont, et oubliée. Ton audience de curieux, c'est pareil : c'est le résultat d'un choix de contenu, pas une fatalité qui te tombe dessus. Ça change tout, parce qu'une décision, ça se corrige.

Le réflexe classique, c'est de vouloir régler ça par le haut. Plus de vues, plus d'abonnés, un reel qui perce, un canal de plus. Sauf que multiplier une audience mal triée, ça multiplie surtout le bruit. Tu passes de 10 curieux à 100 curieux, tu réponds à trois fois plus de messages qui ne mènent nulle part, et tu conclus que « décidément, les gens ne veulent que du gratuit ». J'ai développé cette idée en détail dans le mythe du plus de trafic : verser plus d'eau dans un tunnel qui fuit ne remplit pas le seau, ça inonde le sol.

Le vrai levier est donc en amont du volume, dans la nature de ce que tu publies. Un contenu est un filtre avant d'être une vitrine. Il laisse passer certains profils et en repousse d'autres, que tu le décides ou non. Si tu ne choisis pas qui il filtre, il filtre par défaut : il attire ceux qui aiment consommer du contenu gratuit, parce que c'est exactement ce que tu leur donnes. Reprendre la main sur ce filtre, c'est reprendre la main sur qui atterrit dans ta boîte de réception.

Le déclic

Tu n'as pas une audience de curieux. Tu as un contenu qui, pour l'instant, ne parle qu'à des curieux. Le premier est un verdict sur les gens, le second est une décision que tu peux changer dès demain.

Ce que fait un curieux, ce que fait un acheteur§

Entrons dans le concret, parce que c'est là que ça devient utile. Après 3 ans à lire des milliers de réactions sous mes propres publications, j'ai fini par voir se dessiner deux comportements très différents. Ils ne se distinguent pas au premier coup d'œil, un like reste un like, mais dès qu'on regarde ce que la personne écrit vraiment, l'écart saute aux yeux. Le curieux et le profil solvable ne réagissent pas au même endroit, ne posent pas les mêmes questions, et ne reviennent pas au même rythme.

Le curieux réagit au général. Il te félicite pour « la valeur », il met un cœur, il enregistre le post pour « plus tard », il commente « top » ou « merci beaucoup ». Quand il pose une question, c'est une question de définition, large, sans contexte : « c'est quoi au juste ton accompagnement ? », « tu conseilles quoi pour débuter ? ». Il collectionne. Il te demande s'il existe une formation gratuite, un PDF, une vidéo à regarder ce soir. Rien de tout ça n'est méprisable, j'insiste, mais aucun de ces signaux ne raconte un problème coûteux à résoudre maintenant.

Le profil solvable, lui, réagit au particulier. Il ne parle pas de ton post, il parle de sa situation à lui. « Moi je fais des bilans à 400 €, j'ai des demandes mais dès que j'annonce le prix ça se ferme. » Tu vois la différence ? Il te donne un contexte précis, un chiffre, un moment, un blocage nommé. Sa question n'est pas « c'est quoi », c'est « comment je fais dans mon cas ». Il ne demande pas la recette complète en commentaire, parce qu'au fond il sait déjà que son problème mérite mieux qu'une réponse de trois lignes.

Et il y a un dernier marqueur, le plus fiable de tous : il revient. Un curieux consomme un post et disparaît dans le flux. Un profil qui a un vrai problème repasse, réagit sur plusieurs publications, te cite un truc que tu avais dit trois semaines plus tôt. Cette récurrence, croisée avec la précision de ce qu'il raconte, c'est le signal le plus solide que tu puisses lire à froid. Un commentaire isolé ne dit rien. Un motif qui se répète et se précise dit presque tout.

Deux façons de réagir au même postLe curieuxréagit au général : « top », « merci »redemande du gratuit, une ressourcepose une question de définitionaucun contexte perso, aucun enjeuconsomme un post, puis disparaîtsignal faibleLe profil solvableparle de SA situation, avec un chiffrelaisse voir un coût, un blocage nommépose une question d'applicationne veut pas la recette en commentairerevient, sur plusieurs publicationssignal fort
Le même post récolte les deux. Le curieux réagit au général, redemande du gratuit et disparaît. Le profil solvable parle de sa propre situation avec un contexte précis, laisse apparaître un enjeu, pose une question d'application et revient. Aucun de ces signes ne suffit seul : c'est leur accumulation qui trahit quelqu'un que tu peux vraiment aider.

D'où je parle

Je ne te sors pas ça d'une étude, je te le sors de 3 ans de contenu quotidien sur Instagram et des appels de vente que j'analyse à longueur de semaine. J'ai vu défiler assez de commentaires et de messages privés pour repérer, presque à l'œil, qui vient chercher du gratuit et qui vient chercher une solution. Et je vois l'autre bout de la chaîne : ces mêmes profils, une fois en appel, où la précision qu'ils montraient dans un commentaire se confirme ou se dégonfle. C'est exactement le type de fuite que je repérais quand je lisais une compta, sauf qu'ici elle est dans ta boîte de réception.

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Les signaux qui trahissent un profil solvable§

Passons de l'intuition à une grille que tu peux vraiment utiliser. Quand je regarde une réaction pour décider si elle vaut une vraie conversation, je cherche quatre marqueurs. Aucun ne tranche seul, mais dès que deux ou trois s'allument sur la même personne, tu tiens quelqu'un qui mérite ton temps. Je vais te les donner dans l'ordre où je les repère.

1. La spécificité

Le profil solvable parle avec des détails que seul quelqu'un qui vit le problème peut donner. Un chiffre, un secteur, un délai, un mot de son métier. « Ma dernière cliente m'a dit qu'elle voulait réfléchir et je ne l'ai jamais relancée, ça fait trois semaines. » Personne n'invente ce niveau de détail pour faire semblant. La spécificité, c'est la preuve que la personne a un problème réel et récent, pas une curiosité de passage. Le curieux, lui, reste dans le flou et le général, parce qu'il n'a rien de précis à raconter.

2. L'enjeu

Cherche le coût qui affleure. Le profil solvable laisse toujours filtrer, souvent sans le vouloir, ce que le problème lui coûte : de l'argent perdu, des clients qui filent, du temps qui passe, une frustration qui dure. « Je fais des appels toutes les semaines et je signe une fois sur dix, c'est décourageant. » Ce « c'est décourageant » vaut de l'or, parce qu'il révèle un enjeu émotionnel et financier. Un problème sans coût ressenti ne se vend pas. Un problème coûteux et conscient, si.

3. La nature de la question

Écoute si la question porte sur le « quoi » ou sur le « comment dans mon cas ». « C'est quoi la découverte ? » est une question de curieux. « Comment je fais la découverte quand le prospect me connaît déjà et pense qu'il sait ce qu'il veut ? » est une question de profil avancé, qui a déjà essayé, qui bute sur une marche précise. La deuxième question raconte quelqu'un qui est passé à l'action et qui cherche à débloquer un point dur, pas à découvrir le sujet.

4. La récurrence

Et enfin, le temps. Un signal isolé peut mentir, un motif qui se répète beaucoup moins. Quelqu'un qui réagit précisément sur trois posts en trois semaines, qui te répond en message privé, qui revient sur un sujet, montre un intérêt qui dépasse la consommation passive. C'est ce croisement, la spécificité et l'enjeu qui reviennent dans le temps, qui te dit « celui-là, va lui parler ». J'ai détaillé cette lecture profil par profil dans acheteur ou curieux, comment qualifier un prospect.

Une précaution pour finir cette grille : un profil qualifié peut très bien commencer par se comporter comme un curieux. Il consomme ton gratuit pendant des semaines, silencieux, puis un jour il se manifeste avec un message d'une précision qui te cueille. C'est pour ça qu'on ne condamne jamais personne sur un seul signal, et qu'on ne déroule pas non plus son accompagnement au premier commentaire enthousiaste. Le contenu pré-trie, il n'a pas à conclure.

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Ton contenu ne trie pas parce qu'il cherche à plaire à tout le monde§

Maintenant, remontons à la source. Si tu ne récoltes que des curieux, c'est le plus souvent parce que ton contenu est construit pour plaire largement plutôt que pour parler juste à quelqu'un. C'est un piège dans lequel je suis tombé longtemps. Je voulais que chaque post soit aimé par le plus de monde possible, alors j'arrondissais, je généralisais, j'évitais de trop cibler de peur d'exclure. Résultat : un contenu que tout le monde trouvait « intéressant » et que personne ne prenait pour lui.

C'est là qu'une idée de Seth Godin m'a débloqué. Dans son travail sur ce qu'il appelle le plus petit marché viable, Godin défend l'inverse de l'instinct : au lieu de viser le plus grand public possible, tu choisis le plus petit groupe de personnes que tu peux servir de façon spécifique, et tu écris pour lui seul. Ça paraît contre-intuitif quand tu manques de clients, mais c'est exactement ce qui fait lever la main les bons profils. Voilà comment je l'applique : avant d'écrire un post, je pense à une seule personne, avec son métier, son prix, son blocage, et je lui parle à elle. Le jour où j'ai arrêté d'écrire pour « les entrepreneurs » et commencé à écrire pour « le coach qui fait de bons appels mais qui se fait ghoster après le prix », mes messages privés ont changé de nature.

Le mécanisme est simple. Quand tu nommes précisément une situation, celui qui la vit se sent enfin vu, et il se manifeste. Celui pour qui ce n'est pas fait passe son chemin sans bruit, et c'est très bien, il n'allait de toute façon jamais acheter. Un contenu qui tranche ne réduit pas ton nombre de clients, il réduit ton nombre de curieux. Tu perds du volume de réactions et tu gagnes en densité de bons profils. À l'arrivée, moins de bruit, plus de conversations qui comptent.

L'erreur inverse existe aussi, et elle est fréquente chez ceux qui ont compris le principe à moitié : croire que « donner encore plus de valeur gratuite » va finir par convertir. Alex Hormozi, dans son travail sur les offres, insiste sur un point qui vaut aussi pour le contenu : ce n'est pas la quantité de valeur que tu donnes qui fait vendre, c'est la clarté du problème que tu résous et pour qui. Voilà comment je le traduis au quotidien : un post qui empile dix conseils attire des collectionneurs de conseils ; un post qui nomme un seul problème coûteux et montre que tu sais exactement à qui il arrive attire quelqu'un qui a ce problème. La valeur n'est pas le filtre. La précision, si.

Le piège classique

Répondre à « je n'attire que des curieux » en produisant encore plus de contenu généraliste et encore plus de gratuit, c'est renforcer exactement le filtre qui te ramène des curieux. Tu travailles plus pour attirer davantage des mêmes profils. Le problème n'est jamais la quantité que tu publies, c'est la précision de ce que tu affirmes.

Le deuxième filtre, c'est l'appel§

Même avec un contenu qui trie bien, tu vas laisser passer des profils ambigus. C'est normal, c'est même sain : le contenu n'est pas un juge, c'est un premier tamis. Sa mission, c'est d'amener vers toi des gens majoritairement qualifiés et de te donner assez d'indices pour décider qui mérite une vraie conversation. Le tri définitif, lui, se fait ailleurs, dans l'appel, parce que c'est le seul endroit où l'enjeu réel d'une personne se vérifie en direct, question après question.

C'est là que beaucoup se trompent d'étape. Ils attendent du contenu qu'il fasse tout le travail : filtrer, convaincre, qualifier, presque signer. Alors quand quelqu'un arrive en appel et se révèle finalement tiède, ils en concluent que « le contenu attire mal ». Ce n'est pas le contenu qui a échoué, c'est le deuxième filtre qui n'a pas été utilisé. Un appel bien mené est précisément fait pour ça : faire dire à la personne son problème, son coût, son enjeu, et vérifier si la précision qu'elle montrait dans un commentaire tient la route quand on gratte.

Prends un cas que je vois souvent. Un profil réagit à ton contenu avec de beaux signaux, spécificité, enjeu, récurrence, tu es persuadé de tenir un client. En appel, tu déroules ton offre, tu réponds à ses questions, tu es sympa, et à la fin il te sort « je vais réfléchir ». Tu l'avais bien qualifié pourtant. Le souci n'est pas la qualification, c'est que l'appel n'a pas fait remonter le vrai enjeu ni le coût de l'inaction, donc rien n'a poussé la personne à décider. Le bon profil était là. Le filtre, lui, a fuité. J'ai décortiqué deux cas comme celui-là dans cette étude de cas d'un coach holistique et dans celle d'une coach sportive.

C'est pour ça que je répète que le problème d'un profil « pas assez qualifié » se règle à deux endroits, jamais à un seul. Le contenu décide de qui vient. L'appel décide de qui reste et signe. Travailler l'un sans l'autre, c'est boucher une fuite en en laissant une ouverte à côté. Et si tu devais ne regarder qu'un seul des deux en premier, regarde l'appel, parce que c'est là que ton chiffre se joue vraiment, comme je le démontre dans ton problème, ce ne sont pas tes leads.

La règle

Le contenu pré-trie, l'appel tranche. Attendre du contenu qu'il qualifie parfaitement, c'est lui demander un travail qui n'est pas le sien. Attendre de l'appel qu'il rattrape n'importe quel profil, c'est lui demander l'impossible. Il te faut les deux filtres, réglés chacun à son poste.

Le verdict§

Si tu n'attires que des curieux, arrête d'accuser ton audience. Ce que tu récoltes dans tes commentaires est le reflet exact de ce que ton contenu affirme, et un contenu qui cherche à plaire à tout le monde attire mécaniquement des tièdes. Le tri commence bien avant l'appel, dès la première ligne que tu publies. Nomme précisément un profil et un problème coûteux, et tu verras la composition de tes réactions changer : moins de bruit, plus de gens qui parlent de leur vraie situation.

Pour lire ces profils, tu as maintenant une grille : la spécificité, l'enjeu qui affleure, une question d'application plutôt que de définition, et la récurrence dans le temps. Aucun signal seul ne tranche, c'est leur faisceau qui trahit quelqu'un que tu peux aider. Et souviens-toi que le contenu ne conclut pas, il pré-trie. Le tri définitif se joue dans ta conversation de vente, l'autre endroit où le filtre se règle. Répare les deux, le contenu qui fait venir et l'appel qui fait rester, et « je n'attire que des curieux » disparaît de ton vocabulaire. C'est de la mécanique, pas de la chance.

À toi de jouer§

Assez de théorie. Ouvre ton compte, remonte tes 30 derniers jours de réactions, et fais ce tri à froid. À la fin, tu sauras si ton problème est vraiment ton audience ou seulement ton filtre.

  1. Classe tes 20 dernières réactions marquantes. Reprends commentaires et messages privés. Pour chacun, coche ce qui s'allume : spécificité, enjeu, question d'application, récurrence. Zéro ou un signal, c'est un curieux. Deux et plus, c'est un profil à qui parler.
  2. Repère les bons profils que tu as ignorés. Combien de messages précis, avec un vrai enjeu, sont restés sans réponse ou ont reçu une réponse tiède de ta part ? Note-les. Ce sont des conversations que tu peux relancer aujourd'hui, sans un abonné de plus.
  3. Relis tes 5 derniers posts avec une question. À qui, précisément, ce post parle-t-il ? Si la réponse est « à un peu tout le monde », tu tiens la cause de tes curieux. Réécris-en un pour une seule personne nommée, avec son métier, son prix, son blocage.
  4. Formule ton profil unique. En une phrase : « j'aide [qui exactement] à [résoudre quel problème coûteux] ». Si tu n'arrives pas à la rendre précise, ton contenu ne pourra pas trier, parce que toi-même tu ne sais pas encore qui tu filtres.
  5. Regarde ce que ton appel fait des bons profils. Sur tes 3 dernières conversations de vente avec des profils qualifiés qui n'ont pas signé, cherche l'endroit où l'enjeu réel n'a pas remonté. C'est ton deuxième filtre qui fuit, et c'est souvent le plus rentable à réparer.

Si tu as fait ce classement et que tu vois soudain des bons profils que tu avais laissés filer, c'est le meilleur signe possible : la matière première est déjà là, dans tes réactions, tu ne la lisais juste pas. Pour transformer ce constat en méthode, on peut regarder ensemble. En 30 minutes, je prends tes réactions récentes et tes 3 derniers appels, je te sors ta grille de tri personnalisée, la phrase de profil qui va faire trancher ton contenu, et les 2 moments de ton appel où tes bons profils te filent entre les doigts. C'est le diagnostic « filtre en deux temps » : réserve ton créneau ici.

Tu vois le mécanisme. Voilà par où on continue, réactions et appels à l'appui :

« Curieux ou acheteur, je confonds encore » → la grille profil par profil
« Mon vrai souci, c'est pas mes leads ? » → la démonstration par l'arithmétique
« Il me faut juste plus de trafic » → pourquoi ça n'aide pas
« Je veux me faire connaître sans être influenceur » → le contenu qui trie sans la course aux vues

Tu veux qu'on lise tes vraies réactions et tes vrais appels pour trouver où ton filtre fuit ? On fait ça en 30 min.

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Questions fréquentes

Regarde deux choses : la spécificité et l'enjeu. Un curieux réagit en général, il te félicite pour la valeur, il redemande du gratuit, il pose une question de définition. Un profil solvable parle de sa situation à lui, avec un contexte précis et un coût concret : ce qu'il perd, ce qui le bloque, depuis quand. Il pose une question d'application, pas de définition. Et surtout, il revient. Un seul commentaire ne dit rien ; c'est la récurrence croisée avec la précision qui trahit quelqu'un qui a un vrai problème à résoudre et un budget pour le faire.

Le plus souvent non. C'est un problème de filtre, pas de volume. Un contenu qui plaît à tout le monde n'attire pas des profils qualifiés, il attire large et laisse chacun se reconnaître un peu, donc surtout des gens tièdes. Le curieux n'est pas un intrus dans ton audience, c'est le résultat logique d'un contenu qui ne tranche pas. Change ce que ton contenu affirme, nomme précisément le problème que tu résous et pour qui, et la composition des réactions change avec lui.

Oui, mais sans t'y épuiser. Un chercheur de gratuit reste utile : il fait vivre ta portée, il partage, il te lit. Réponds vite et bien, avec une ressource déjà prête, sans y passer une heure en message privé. L'erreur est de traiter chaque demande de gratuit comme un client potentiel et de dérouler ton accompagnement à quelqu'un qui n'a ni le problème ni le budget. Garde ton énergie de conversation pour les profils qui montrent un enjeu réel, et automatise le reste.

Filtrer ne veut pas dire rejeter, ça veut dire nommer. Quand tu décris précisément la situation d'un seul profil, son problème, son niveau, ce qu'il a déjà essayé, celui qui se reconnaît se sent enfin compris et lève la main, et celui pour qui ce n'est pas fait passe son chemin sans bruit. Tu ne perds personne qui allait acheter. Tu arrêtes juste d'attirer des gens que tu n'aurais jamais pu aider. Un bon filtre rend ton contenu plus aimé par les bons, pas moins aimé par tous.

Bien sûr, et c'est pour ça qu'un seul signal ne suffit jamais. Quelqu'un de solvable peut commencer par consommer ton gratuit pendant des semaines avant de se manifester. Le tri se fait sur un faisceau : la récurrence, la précision de ce qu'il raconte, l'enjeu qu'il laisse apparaître, la nature de sa question. Le contenu ne conclut pas, il pré-trie et amène les bons vers une conversation. Le tri définitif se fait ailleurs, dans l'appel, où l'enjeu réel se vérifie en direct.

Sources

Cet article ne s'appuie pas sur des études académiques mais sur ma pratique directe : 3 ans de contenu quotidien sur Instagram et l'analyse continue des appels de vente d'indépendants que j'accompagne. Les deux références ci-dessous sont des praticiens dont j'applique les principes au quotidien. Aucun chiffre de conversion ni statistique de marché n'est avancé dans cet article, parce qu'il n'en existe aucun de fiable ; les seuls ordres de grandeur sont des exemples ou des observations tirées de mes propres publications, présentés comme tels.

Seth Godin, This Is Marketing (2018), Portfolio : le concept de « plus petit marché viable », choisir le plus petit public que l'on peut servir spécifiquement plutôt que viser large. C'est la bascule qui a changé la nature de mes messages privés, en écrivant pour une seule personne nommée.

Alex Hormozi, $100M Offers (2021), Acquisition.com : la valeur perçue vient de la clarté du problème résolu et du profil visé, pas de la quantité de contenu donné. J'applique ça en nommant un seul problème coûteux par publication plutôt qu'en empilant des conseils.

Corpus original : 3 ans de contenu quotidien sur Instagram et lecture continue des réactions et messages privés, croisés avec les appels de vente analysés au sein d'Académie Sales (observations de terrain, aucun chiffre de marché).

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Léo Fanouillet

Léo Fanouillet · Académie Sales

Moi c'est Léo. Ex-fiscaliste, aujourd'hui j'analyse les appels de vente des indépendants comme je lisais leur compta : des chiffres, une fuite, une correction. Zéro promesse magique, zéro jargon de gourou. Si tu veux en parler, écris-moi en DM.

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Léo Fanouillet

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