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Attirer les bons profils

Offre, prix ou contenu : lequel de tes trois est vraiment cassé

· 22 min de lecture · Mis à jour août 2026 · 2 sources

« Léo, je ne sais pas si c'est mon offre, mon prix ou mon contenu. » Ce message-là, je le reçois presque chaque semaine. Je poste tous les jours sur Instagram depuis 3 ans, alors les gens m'écrivent, et c'est souvent la première phrase. Elle vient d'un coach ou d'un consultant qui bosse dur, qui publie, qui reçoit un peu de monde en appel, et qui n'arrive pas à savoir ce qui cloche. Il a trois suspects sous le nez et zéro certitude.

Quand j'étais fiscaliste, je voyais exactement la même panique, mais chez des patrons. Le chiffre stagnait et ils accusaient tout en même temps : le marché, l'équipe, le produit, le prix. Ils changeaient trois choses le même trimestre et ne savaient plus laquelle avait bougé quoi. Je vais te montrer que « offre, prix ou contenu » n'est pas une question à trois réponses. C'est le symptôme d'une seule chose qui te manque, et ce n'est pas une réponse. C'est une mesure.

L'essentiel

  • Offre, prix, contenu : tu les soupçonnes tous les trois parce que tu n'en as mesuré aucun. Le brouillard, c'est l'absence de mesure, pas un vrai mystère.
  • Sans mesure, tu répares au hasard. Tu changes les trois en même temps, tu casses parfois ce qui marchait, et tu ne sais toujours pas d'où venait la fuite.
  • « Attirer des profils qualifiés » ressemble à un problème d'audience. En réalité c'est un problème de filtre, réglé à 2 endroits : le contenu qui décide qui vient, et l'appel qui décide qui reste.
  • Ton contenu filtre qui arrive. Ton offre et ton prix, eux, se jouent surtout dans l'appel, au moment précis où tu annonces le format et le chiffre.
  • On isole le coupable en 3 mesures simples plutôt qu'en changeant tout : qui vient, qui reste, et à quel moment ça décroche sur le prix.

L'hypothèse de départ

Mon offre, mon prix ou mon contenu est cassé. Il y en a forcément un qui cloche, je vais le trouver en le changeant, puis je passerai au suivant si ça ne marche toujours pas.

C'est la logique qui a l'air raisonnable et qui te fait tourner en rond. Tant que tu changes sans mesurer, tu ne trouves jamais le coupable. Tu déplaces juste le doute d'un suspect à l'autre.

Trois suspects, un seul manque : la mesureOffreformat, promessePrixle chiffre annoncéContenuqui tu fais venir« je ne sais pas lequel »
Le message que je reçois presque chaque semaine. Trois suspects bien distincts, et une seule cause commune en dessous : aucun des trois n'a été mesuré. Tant que la flèche reste « je ne sais pas lequel », tu ne répares rien, tu paries.

Nouveau ici ? Commence par le manifeste → Ton service est excellent, ta vente non

Le brouillard à trois têtes : pourquoi tu les soupçonnes tous§

Commençons par nommer précisément le problème, parce que le nommer, c'est déjà le désamorcer à moitié. Quand tu m'écris « je ne sais pas si c'est mon offre, mon prix ou mon contenu », tu crois poser une question sur ces trois choses. En vérité, tu poses une question sur toi : tu n'as aucune information qui te permette de trancher. Les trois suspects te paraissent également coupables parce qu'aucun n'a d'alibi. Et aucun n'a d'alibi parce que tu n'as jamais regardé la scène.

C'est ça, le brouillard. Ce n'est pas un manque d'intelligence, ni un manque d'effort. La plupart des coachs qui m'écrivent ça bossent énormément. C'est un manque de visibilité sur leur propre tunnel. Ils voient l'entrée, du contenu qui tourne, et la sortie, un chiffre qui stagne, mais tout ce qui se passe entre les deux est une boîte noire. Alors forcément, quand le résultat déçoit, les trois seuls mots qu'ils connaissent, offre, prix, contenu, se partagent le blâme à parts égales.

Et le pire, c'est que ces trois mots se ressemblent assez pour se confondre. Ton offre, c'est le format et la promesse de ton accompagnement. Ton prix, c'est le chiffre que tu annonces pour cette offre. Ton contenu, c'est ce que tu publies pour faire venir du monde. Sur le papier, trois choses bien séparées. Dans ta tête à 23 heures un dimanche soir, une seule bouillie anxieuse où tu ne sais plus si le prospect a fui à cause du prix, à cause du format, ou parce qu'il n'aurait jamais dû arriver là.

Voilà pourquoi la question « lequel des trois ? » est mal posée. Elle suppose qu'il y a un coupable évident à démasquer par la réflexion. Il n'y en a pas. Il y a trois endroits où quelque chose peut fuir, et un seul moyen de savoir où : aller regarder. Tant que tu restes dans ta tête à peser des hypothèses, tu tournes en rond, parce que ta tête n'a pas les données. Elle a juste des peurs, et une peur ne se répare pas, elle se mesure.

Le déclic

« Offre, prix ou contenu » n'est pas une question à trois réponses possibles. C'est un aveu qu'il te manque une mesure. Le brouillard ne se dissipe pas en réfléchissant plus fort, il se dissipe en allant regarder où ça fuit.

Sans mesure, tu répares au hasard (et tu casses ce qui marchait)§

Regarde ce que tu fais quand le brouillard te tombe dessus. Tu attrapes le suspect le plus facile à toucher, souvent le prix, et tu le baisses. Le mois d'après, rien ne bouge, alors tu changes le format de l'offre, tu ajoutes des bonus, tu rallonges l'accompagnement. Toujours rien, alors tu refonds ton contenu, nouveau ton, nouveau sujet, nouvelle promesse. Trois changements, trois mois, et au bout tu es exactement aussi perdu qu'au début, sauf que maintenant tu as aussi cassé les réglages qui, peut-être, marchaient.

C'est le piège le plus cruel de la réparation à l'aveugle. En changeant tout en même temps, tu rends toute lecture impossible. Imagine que ton contenu attirait en fait de bons profils, et que le seul trou était dans ta façon d'annoncer le prix en appel. En refondant ton contenu « au cas où », tu as éteint la seule chose qui fonctionnait, et tu as gardé le vrai problème intact. Tu as donc régressé, tout en croyant avancer. Un fiscaliste appelle ça détruire de la valeur par excès de zèle.

Je le voyais tout le temps sur les bilans. Un patron inquiet touchait à cinq lignes le même exercice, et l'année suivante, impossible de dire laquelle avait aidé et laquelle avait nui. Le résultat global avait bougé, mais il ne pouvait plus rien apprendre de son propre business, parce qu'il avait bougé trop de variables à la fois. La compta, comme la vente, a une règle d'or que personne n'aime : tu changes une chose, tu mesures, puis tu changes la suivante. Une seule à la fois, sinon tu voles à l'aveugle.

Et il y a une raison de fond pour laquelle on répare au hasard : réparer, ça donne l'impression d'agir, alors que mesurer donne l'impression d'attendre. Baisser son prix un dimanche soir, c'est concret, ça soulage l'angoisse tout de suite. Se dire « je vais d'abord réécouter mes 5 derniers appels et regarder où ça décroche », c'est moins gratifiant sur le moment. Sauf que le premier geste te fait tourner en rond pendant des mois, et le second te donne la réponse en une après-midi. L'un flatte l'anxiété, l'autre la règle.

Deux façons de traiter le brouillardTu changes tout d'un coupprix ↓   offre refondue   contenu neufle chiffre bouge un peutu ne sais pas grâce à quoitoujours dans le brouillardTu isoles un coupable à la foismesure → 1 changement → mesuretu vois ce qui a bougé le chiffretu apprends de ton businesstu tiens ton coupable
À gauche, la réparation à l'aveugle : trois changements simultanés, un chiffre qui bouge sans qu'on sache pourquoi, et le brouillard intact. À droite, la méthode ennuyeuse qui marche : une mesure, un seul changement, une nouvelle mesure. Moins de gestes, mais tu apprends enfin quelque chose de ton propre tunnel.

Ton contenu est un filtre avant d'être une vitrine§

Attaquons le premier suspect, celui par lequel tout entre : le contenu. La plainte que j'entends le plus, de très loin, c'est « mon contenu ne ramène que des curieux ». Et presque tout le monde en tire la même conclusion fausse : il me faut plus d'audience, plus de vues, plus de monde. En réalité, un contenu qui ne ramène que des curieux fait très bien son premier travail, qui est d'attirer. C'est son second travail qu'il ne fait pas : filtrer. Ton contenu est censé être un filtre avant d'être une vitrine.

Une vitrine dit « regarde comme c'est joli ». Un filtre dit « ceci est pour toi, et ceci n'est pas pour toi ». Si ton contenu parle à tout le monde, motive tout le monde, plaît à tout le monde, alors tout le monde vient, et l'immense majorité de ces gens n'achètera jamais, parce qu'ils n'ont pas le problème que tu résous, ni le budget, ni l'intention. Tu n'as pas un problème de quantité de trafic, tu as un contenu qui laisse tout passer. Le trou est dans le tamis, pas dans le robinet.

C'est là que Seth Godin m'a fait basculer, il y a des années, avec une idée toute simple qu'il appelle le plus petit marché viable. Son argument : au lieu de chercher à plaire au plus grand nombre, choisis le plus petit groupe de gens que tu peux servir de façon spécifique, et parle-leur si précisément qu'eux se reconnaissent et que les autres passent leur chemin. Voilà comment je l'applique concrètement sur mes propres posts : quand j'écris pour le coach à 2000 € par mois qui a peur d'annoncer son prix, je le nomme, je décris sa soirée d'angoisse, et forcément un DJ ou un e-commerçant ne se sent pas concerné. Tant mieux. Ce sont eux, les curieux que je ne veux pas.

Sur 3 ans à poster tous les jours, ce que je constate sur mes propres contenus, c'est net : les publications qui nomment un problème précis, un prix, une cible, font venir moins de monde en DM, mais du monde beaucoup plus proche d'acheter. Les publications larges, gentilles, universelles, font exploser les vues et remplissent ma messagerie de gens adorables qui ne signeront jamais. Un contenu qui filtre bien réduit le bruit à l'entrée et t'évite des appels vides plus tard. C'est exactement le raisonnement que je déroule dans le mythe du plus de trafic et dans se faire connaître sans influenceur.

Donc avant d'accuser ton contenu d'être cassé, pose-toi une seule question, la bonne : est-ce qu'il attire les mauvais profils, ou est-ce qu'il n'attire personne ? Ce sont deux pannes opposées qui appellent deux réparations opposées. S'il attire beaucoup de curieux, ton contenu filtre mal, il faut le resserrer, pas l'élargir. S'il n'attire vraiment personne de qualifié, c'est une autre histoire, mais c'est rarement le vrai cas de celui qui m'écrit « que des curieux ». Lui, il attire trop large. Son tamis a des trous.

D'où je parle

Je ne te sors pas une étude, je te sors 3 ans de terrain. Je publie tous les jours sur Instagram depuis 3 ans, j'applique moi-même chaque idée que j'écris ici, et je vois passer les DM en direct : la phrase « je ne sais pas si c'est mon offre, mon prix ou mon contenu » est une des plus fréquentes. À chaque fois que je fais poser au coach le classement de ses profils entrants et le point de décrochage de ses appels, le brouillard tombe et un seul coupable se détache. C'est le même réflexe qu'en compta : tu ne diagnostiques pas une fuite en la fixant du regard, tu la localises avec un relevé.

En 30 minutes, je prends tes 3 derniers appels de vente et je te dis lequel de tes trois, offre, prix ou contenu, fait vraiment fuir tes profils qualifiés →

L'offre et le prix ne vivent pas où tu crois : dans l'appel§

Passons aux deux autres suspects, l'offre et le prix. Voici ce que presque personne réalise : ces deux-là ne se jouent pas sur ta page de vente, ni dans ton fichier de tarifs, ni dans ta bio. Ils se jouent à l'oral, dans la conversation, au moment précis où tu décris le format à ton prospect et où tu prononces le chiffre. Une offre et un prix ne sont pas des objets figés que tu ranges quelque part. Ce sont des choses qui se présentent, et une chose bien conçue mal présentée est indistinguable d'une chose mal conçue.

C'est pour ça que « mon offre est cassée » et « mon prix est trop haut » sont des diagnostics quasi impossibles à poser depuis ton canapé. Tu regardes ton offre écrite, elle te paraît bonne. Tu regardes ton prix, il te paraît justifié. Puis en appel, le prospect décroche, et tu conclus que l'objet est mauvais. Alors que le plus souvent, l'objet est correct et c'est le moment de présentation qui fuit : tu as annoncé le format avant d'avoir fait dire au prospect ce qu'il venait chercher, ou tu as lâché le prix avant d'avoir installé la valeur, puis tu as comblé le silence en te justifiant.

Sur l'offre, l'idée qui m'a le plus servi vient d'Alex Hormozi, dans son livre 100M Offers. Son point central, c'est que la plupart des gens qui pensent avoir un problème de prix ont en fait un problème de valeur perçue : ils vendent une offre que le client n'a pas la conviction de vouloir assez fort pour trouver le prix évident. Voilà comment je l'applique, moi, très concrètement : avant de parler format et tarif, je passe le plus clair de l'appel à faire formuler au prospect son problème et ce que ça lui coûte de ne rien changer. Quand cette valeur est posée dans sa bouche à lui, le prix cesse d'être un mur et devient un détail. Rien n'a changé au tarif, tout a changé à l'endroit où je l'ai annoncé.

Et le prix, c'est aussi un filtre, pas seulement un chiffre. Un prix affiché ou annoncé tôt trie les profils : il éloigne ceux qui cherchent du gratuit et rassure ceux qui cherchent un vrai accompagnement. Un prix caché jusqu'à la dernière seconde de l'appel, au contraire, laisse monter le malentendu et fait exploser une bombe à la fin. Donc quand tu te demandes « est-ce mon prix ? », la vraie question n'est presque jamais « est-il trop haut ? », c'est « à quel moment, et après quoi, est-ce que je l'annonce ? ». C'est un enjeu de séquence, pas de montant. J'en fais le tri complet dans acheteur ou curieux.

Le piège classique

Baisser ton prix parce que « personne ne signe » est le geste le plus coûteux et le plus rarement justifié. Neuf fois sur dix, le prospect n'a pas décroché sur le montant, il a décroché sur la valeur que tu n'avais pas installée avant de l'annoncer. Tu casses le prix, tu perds de la marge, et le vrai trou reste béant dans la séquence de ton appel.

La méthode pour isoler le coupable en 3 mesures§

Maintenant qu'on a nommé le brouillard et démonté les trois suspects, voici la sortie. L'idée directrice tient en une phrase : tu n'as pas trois problèmes à réparer, tu as un tunnel à mesurer en 3 points. Un point à l'entrée, qui vient, et deux points dans l'appel, où ça décroche, sur le format ou sur le prix. Chaque fuite laisse une trace différente. En regardant les traces au bon endroit, tu passes de « je ne sais pas lequel » à « c'est celui-là », et tu répares un seul coupable au lieu de saccager les trois.

Première mesure, l'entrée. Sur tes 10 dernières prises de contact, combien ressemblaient vraiment à ta cible, et combien étaient des curieux sans problème réel, sans budget, sans intention ? Si la grande majorité sont des curieux, ton coupable numéro 1 est le contenu : il attire trop large, il ne filtre pas. Si au contraire les bons profils arrivent bien mais ne signent pas, ton contenu tient, et le problème est plus bas dans le tunnel. Cette seule question tranche déjà entre « contenu » et « appel », et elle élimine la moitié du brouillard en cinq minutes.

Deuxième mesure, le décrochage dans l'appel. Réécoute ou repense tes 3 à 5 derniers appels et repère l'instant exact où le prospect a changé de température. Est-ce quand tu as décrit le format de l'accompagnement, sa durée, son rythme ? C'est un signal offre. Est-ce à la seconde où tu as prononcé le chiffre ? C'est un signal prix, ou plus précisément un signal de séquence, tu as annoncé trop tôt ou sans avoir posé la valeur. Le point de rupture n'est jamais au même endroit selon le coupable, et il est presque toujours repérable si tu regardes tes vrais appels au lieu de deviner.

Troisième mesure, le contre-test. Une fois que tu crois tenir ton coupable, tu ne changes que lui, et tu remesures sur les appels suivants. Tu penses que c'est le contenu ? Resserre-le sur une cible plus précise pendant 2 semaines et regarde si la qualité des profils entrants monte. Tu penses que c'est la séquence de prix ? Garde exactement le même tarif, mais annonce-le plus tard, après avoir fait formuler la valeur, et compte. Un seul changement, une seule mesure. C'est lent, c'est ennuyeux, et c'est la seule méthode qui t'apprend vraiment quelque chose. Pour la logique de fond, tout est dans ton problème, ce ne sont pas tes leads, et tu en verras un cas réel déroulé dans l'étude de cas du coach holistique.

  1. Classe tes 10 derniers contacts. Pour chacun, coche « profil cible » ou « curieux ». Si les curieux dominent largement, ton contenu ne filtre pas, tu tiens ton coupable numéro 1 à l'entrée.
  2. Repère le point de décrochage. Sur tes 3 à 5 derniers appels, note l'instant précis où le prospect refroidit. Sur le format, c'est un signal offre. Sur le chiffre, c'est un signal de séquence de prix.
  3. Change une seule chose. Le coupable numéro 1 d'abord, et lui seul. Resserre le contenu, ou décale le moment où tu annonces le prix, mais jamais les deux le même mois.
  4. Remesure avant de bouger le suivant. Sur 2 semaines de nouveaux contacts et de nouveaux appels, regarde si la trace a bougé. Si oui, tu as ta preuve. Si non, tu n'as rien cassé d'autre pour le savoir.
  5. Compare-toi à toi. Ton taux de ce mois contre celui du mois dernier, sur tes vrais chiffres. Oublie les benchmarks trouvés en ligne, aucun n'est fiable, seule ta propre courbe te dit si tu répares le bon coupable.

Fais tourner cette boucle deux ou trois fois et le brouillard n'existe plus. À la place, tu as un tunnel dont tu connais les trois points, une trace à chaque point, et un coupable identifié plutôt que trois suspects flous. Si tu veux gagner ce temps et repartir avec le diagnostic déjà écrit, c'est exactement ce qu'on fait ensemble : en 30 minutes, on pose tes 3 mesures, on classe tes coupables du plus au moins probable, et tu repars avec ton diagnostic offre-prix-contenu noir sur blanc et la première mesure à corriger. Réserve ton créneau ici.

Le verdict§

« Je ne sais pas si c'est mon offre, mon prix ou mon contenu » n'est pas une question à laquelle je peux répondre à ta place, et personne ne le peut de loin. C'est le signe qu'il te manque une mesure, pas une réponse. Tant que tu restes dans ta tête à peser les trois suspects, tu répares au hasard, tu changes tout en même temps, et tu finis parfois par casser le seul réglage qui marchait. Le brouillard ne se dissipe jamais par la réflexion, il se dissipe en allant regarder ton propre tunnel.

Et ce tunnel se lit en 3 points. Ton contenu filtre qui vient, et s'il ne ramène que des curieux, c'est qu'il laisse tout passer, pas qu'il te manque de l'audience. Ton offre et ton prix se jouent dans l'appel, au moment de la séquence, pas dans un fichier de tarifs. Mesure qui arrive, mesure où ça décroche, change un seul coupable à la fois. « Attirer des profils qualifiés » a toujours ressemblé à un problème d'audience. C'est un problème de filtre, réglé à 2 endroits, et les deux se mesurent. C'est de la compta appliquée à ta vente, rien de plus mystérieux.

À toi de jouer§

Assez de tourner en rond. Ce soir, tu ne changes rien, tu mesures. Prends une feuille, tes 10 derniers contacts et tes 5 derniers appels, et fais les 3 relevés. À la fin, tu auras un coupable classé numéro 1 au lieu de trois suspects qui te gâchent tes dimanches soir.

Si tu veux qu'on aille droit au but, on regarde ça ensemble sur tes vrais chiffres. En 30 minutes, je te sors le classement de tes 3 coupables, du plus au moins probable, et le moment précis de ton appel où ton prix décroche. Tu repars avec une seule chose à corriger en premier, pas une liste de dix. C'est le diagnostic offre-prix-contenu : prends ton créneau ici.

Tu vois le mécanisme. Voilà par où on continue, sur tes vrais chiffres :

« Mon vrai souci, c'est mes leads ? » → la démonstration par l'arithmétique
« Il me faut juste plus de trafic ? » → pourquoi le trou est plus bas
« Comment trier acheteur et curieux ? » → la méthode de qualification
« À quoi ça ressemble en vrai ? » → l'étude de cas complète

Tu veux qu'on regarde tes vrais appels et qu'on trouve lequel de tes trois fuit ? On fait ça en 30 min.

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Un terme technique t'échappe ? Consulte le lexique →

Questions fréquentes

En arrêtant de deviner et en mesurant à deux endroits précis. Ton contenu filtre qui arrive : regarde qui te contacte, s'ils ressemblent à ta cible ou seulement à des curieux. Ton offre et ton prix se jouent surtout dans l'appel : regarde à quel moment exact la conversation décroche, quand tu présentes le format ou quand tu annonces le chiffre. Le contenu attire les mauvais profils, ou l'appel fuit sur le prix, ces deux fuites laissent des traces différentes. Sans cette mesure, tu ne sais pas lequel des trois est cassé, tu supposes, et tu répares au hasard.

Le plus souvent non. Un contenu qui ne ramène que des curieux fait bien son travail de vitrine, il attire, mais il ne fait pas son second travail, qui est de filtrer. Attirer des profils qualifiés ressemble à un problème d'audience, c'est un problème de filtre. Si tu parles à tout le monde, tout le monde vient, et l'immense majorité n'achètera jamais. Un contenu qui nomme un problème précis, un prix, une cible, éloigne les curieux avant l'appel et fait venir moins de gens, mais des gens plus proches d'acheter. Ce n'est donc pas plus d'audience qu'il te faut, c'est un meilleur filtre.

C'est le réflexe le plus coûteux et le plus rarement justifié. Un prix se juge dans la conversation, pas dans un fichier de tarifs. Si tes prospects décrochent au moment où tu annonces le chiffre, la question n'est pas le montant, c'est la valeur que tu as réussi à faire formuler avant de l'annoncer. Baisser le prix sans mesurer, c'est réparer un des trois coupables au hasard et souvent casser celui qui marchait. Avant de toucher au prix, écoute où l'appel décroche vraiment. Neuf fois sur dix, le trou est dans ce que le prospect a compris de sa transformation, pas dans le nombre.

Par la mesure, avant toute réparation. Les trois semblent cassés parce que tu n'en as isolé aucun, c'est ça le brouillard. Commence par le contenu : est-ce que les bons profils arrivent ? Si oui, le contenu tient et le problème est plus bas. Descends à l'appel : est-ce que ça décroche sur le format de l'offre ou sur le prix ? Là où l'appel casse, tu tiens ton coupable numéro 1. Change une seule chose, mesure de nouveau, et passe à la suivante. Un coupable à la fois, sinon tu ne sauras jamais lequel bougeait ton chiffre.

Non, et te comparer à un chiffre trouvé en ligne t'égare plus qu'autre chose. Il n'existe aucun taux de signature moyen fiable : ça dépend de ton prix, de ton offre, de la qualité de tes profils, du canal, du sujet. Un taux qui te semble faible avec des profils très qualifiés vaut mieux qu'un taux flatteur sur des curieux gratuits. Le seul repère utile, c'est toi contre toi : ton taux de ce mois contre celui du mois dernier, sur tes vrais appels. C'est ta propre mesure, pas un benchmark de marché, qui te dit si tu répares le bon coupable.

Sources

Cet article ne s'appuie pas sur des études académiques mais sur ma pratique directe : 3 ans de contenu quotidien sur Instagram et l'analyse de mes propres appels de vente et de ceux d'indépendants que j'accompagne. Les ordres de grandeur cités sont explicitement mon expérience de terrain ou des exemples de raisonnement, jamais des statistiques de marché. Les deux références ci-dessous sont des praticiens dont j'applique les idées, racontées telles que je m'en sers.

Alex Hormozi (2021), $100M Offers, Acquisition.com : l'idée que la plupart des problèmes perçus comme un problème de prix sont en réalité un problème de valeur perçue, et qu'une offre se construit pour rendre le prix évident. Je m'en sers pour faire poser la valeur au prospect avant d'annoncer le chiffre.

Seth Godin (2018), This Is Marketing, Portfolio : le « plus petit marché viable », choisir le plus petit groupe qu'on peut servir précisément plutôt que plaire au plus grand nombre. Je l'applique en écrivant du contenu qui nomme une cible et un problème assez précis pour que les curieux passent leur chemin.

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Léo Fanouillet

Léo Fanouillet · Académie Sales

Moi c'est Léo. Ex-fiscaliste, aujourd'hui j'analyse les appels de vente des indépendants comme je lisais leur compta : des chiffres, une fuite, une correction. Zéro promesse magique, zéro jargon de gourou. Si tu veux en parler, écris-moi en DM.

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Léo Fanouillet

Une lettre, chaque semaine

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Salut, c'est Léo. Une fois par semaine, je t'envoie un vrai appel de vente décortiqué : les chiffres, la fuite, la correction. Comme si on regardait ta vente ensemble.

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