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Attirer les bons profils

Ce que vaut vraiment un abonné, en euros

· 22 min de lecture · Mis à jour août 2026 · 3 sources

Ça fait trois ans que je poste tous les jours sur Instagram. Trois ans, sans presque sauter une journée. Et le message que je reçois le plus souvent en DM, c'est toujours la même petite phrase, écrite avec un mélange de fierté et de fatigue : « j'ai une belle audience, mais ça ne me ramène que des curieux ». La personne me montre son compteur, quelques milliers d'abonnés, parfois beaucoup plus, des vues qui grimpent, des commentaires gentils. Et à côté de ça, un agenda d'appels de vente à moitié vide et un chiffre qui refuse de bouger.

Quand j'étais fiscaliste, j'avais exactement le même réflexe devant certains bilans : un gros chiffre en haut de la page qui te fait croire que tout va bien, et dès que tu descends dans le détail, tu comprends que le gros chiffre ne veut rien dire tout seul. Ton nombre d'abonnés, c'est ce gros chiffre trompeur. Dans cet article, je vais te donner le calcul que je fais pour moi-même, celui qui transforme « combien d'abonnés j'ai » en « combien d'euros vaut vraiment cette audience ». Garde-le, il tient sur une feuille et il change ta façon de regarder ton compte.

L'essentiel

  • Ton nombre d'abonnés et ton chiffre d'affaires mesurent deux choses différentes : le premier dit combien de gens te suivent, le second combien de bonnes personnes t'achètent. Confondre les deux, c'est se rassurer avec la mauvaise ligne du bilan.
  • La bonne unité n'est pas l'abonné, c'est l'abonné solvable : quelqu'un qui a ton profil de client, un problème qu'il veut régler maintenant, et de quoi te payer. Le reste, ce sont des curieux, et c'est très bien qu'ils existent.
  • Trois cents bonnes personnes battent dix mille curieux, parce que c'est la densité de profils solvables dans ton audience qui remplit ton agenda d'appels, pas la taille du compteur.
  • « Attirer des profils qualifiés » ressemble à un problème d'audience, c'est un problème de filtre. Et un filtre se règle à deux endroits : le contenu, qui décide qui vient, et l'appel de vente, qui décide qui reste.
  • Un contenu qui plaît à tout le monde ne filtre personne. Plus tu nommes un profil précis et un problème précis, plus les bonnes personnes se reconnaissent et plus les curieux passent leur chemin.

L'hypothèse de départ

Si mon audience ne convertit pas, c'est qu'elle n'est pas encore assez grande. Il me faut plus d'abonnés, plus de vues, plus de portée, et à un moment le nombre finira par se transformer en clients.

C'est ce que je me suis raconté à moi aussi au début. En réalité, une audience plus large sans meilleur filtre te donne juste plus de curieux. Le nombre n'est pas le problème, la composition du nombre l'est.

Le gros chiffre en haut ne dit pas ce que tu crois10 000abonnés au compteurce que tu regardes tous les jours300abonnés solvablesce qui fait ton chiffre
Ton compteur additionne tout le monde, les acheteurs et les curieux. Ton chiffre, lui, ne vit que dans la petite part d'abonnés solvables. Regarder le gros nombre de gauche te rassure et t'oriente vers la mauvaise réparation. La ligne qui compte est celle de droite, et elle se travaille, pas se subit.

Nouveau ici ? Commence par le manifeste → Ton service est excellent, ta vente non

Ton nombre d'abonnés n'est pas ton chiffre d'affaires§

Commençons par la confusion de base, celle que je fais moi-même certains matins quand j'ouvre l'appli et que je regarde mon compteur avant de regarder mes ventes. Ton nombre d'abonnés répond à une question : combien de gens ont trouvé ton contenu assez intéressant pour appuyer sur « suivre ». C'est une mesure de portée, de sympathie, de curiosité. Ton chiffre d'affaires répond à une tout autre question : combien de gens avaient un problème, de quoi payer, et t'ont fait confiance pour le régler. Deux mesures, deux mondes.

Là où ça se gâte, c'est quand tu déduis de ton compteur une conclusion fausse sur ta situation. Tu vois dix mille abonnés et un agenda d'appels vide, et ton cerveau conclut « le contenu marche, donc le problème est ailleurs, c'est sûrement la conjoncture, ou mon offre, ou le fait que les gens n'ont pas d'argent ». Toutes ces conclusions partent d'une prémisse cassée : que ton compteur mesure ta demande solvable. Il ne la mesure pas. Il mesure ton audience, ce qui n'est pas du tout la même chose.

Quand j'étais dans les chiffres des autres, je voyais ça sur les bilans. Un dirigeant me montrait fièrement son chiffre d'affaires en croissance, et je devais lui expliquer que sa trésorerie fondait quand même, parce que le gros chiffre du haut cachait une réalité que seule la ligne du bas racontait. Ton compte Instagram, c'est pareil. Le chiffre du haut, les abonnés, flatte. La ligne du bas, les abonnés solvables qui achètent, décide. Le reste de cet article, c'est comment on descend du chiffre du haut à la ligne du bas, et pourquoi c'est là que tout se joue.

Le déclic

Ton compteur d'abonnés mesure combien de gens t'aiment bien. Ton chiffre mesure combien de bonnes personnes t'achètent. Ce sont deux nombres, et le premier ne te dit presque rien du second.

La bonne unité : l'abonné solvable, pas l'abonné§

Si le compteur ne veut rien dire, quelle est la bonne unité ? Celle que j'utilise pour moi, et que je te propose de garder, c'est l'abonné solvable. Un abonné solvable, ce n'est pas juste quelqu'un qui a de l'argent. C'est quelqu'un qui coche trois cases en même temps. Un : il a ton profil de client, c'est-à-dire qu'il ressemble aux gens que tu sais vraiment aider. Deux : il a un problème actif, quelque chose qu'il veut régler maintenant, pas « un jour ». Trois : il a de quoi te payer pour ce résultat. Les trois cases, ensemble. Deux sur trois ne suffisent pas.

Le jour où j'ai arrêté de compter mes abonnés et où j'ai commencé à me demander « sur mes cent derniers nouveaux abonnés, combien cochent les trois cases », mon contenu a changé. Je ne cherchais plus à faire le plus gros chiffre, je cherchais à faire venir la bonne personne. Un ensemble petit et bien défini, tu peux l'écrire, lui parler, le reconnaître, alors qu'un compteur géant et flou, tu ne peux rien en faire d'autre que le regarder monter. Et c'est là, quand j'ai visé petit et juste, que les DM ont changé de nature.

Maintenant, le calcul. Il est bête, et c'est exactement pour ça qu'il marche. Prends une période, disons les trois derniers mois. Note ton chiffre d'affaires sur cette période. Note ensuite le nombre de personnes qui t'ont réellement acheté quelque chose. Divise : tu obtiens ce que vaut un client, en euros. Puis reviens à ton audience et estime, honnêtement, combien d'abonnés solvables tu as dedans. La valeur d'un abonné, la vraie, ce n'est pas ton chiffre divisé par ton compteur total, un nombre minuscule et déprimant qui ne veut rien dire. C'est ton chiffre rapporté à la poignée de bonnes personnes qui étaient là. Et ce nombre, lui, est énorme.

exempleUn abonné solvable coche les trois casesTon profilil te ressemble comme clientUn problème actifil veut le régler maintenantDe quoi payerle résultat vaut le prix1 abonné solvablel'intersection des trois, pas deux sur trois
Exemple pour montrer la logique. Un abonné ne devient solvable que si les trois cases sont cochées en même temps : ton profil de client, un problème qu'il veut régler maintenant, et de quoi payer le résultat. Deux cases sur trois donnent un curieux, un « plus tard » ou un client déçu. L'intersection est petite, et c'est justement ce qui la rend visable.

D'où je parle

Je poste tous les jours depuis trois ans, et je teste sur mon propre compte tout ce que j'écris ici. Ce que je constate sur mes propres posts, c'est net : mes contenus les plus larges, ceux qui font le plus de vues, ne remplissent presque jamais mon agenda d'appels. Ce sont mes contenus les plus précis, ceux qui nomment une situation exacte, qui font écrire les bonnes personnes. À côté, j'analyse les appels de vente d'indépendants, et je retrouve la même chose côté conversation : la moitié des agendas sont pleins de curieux qu'un meilleur filtre aurait écartés bien avant le call.

En 30 minutes, je prends tes 20 derniers abonnés qui t'ont écrit et je te dis lesquels sont des acheteurs et lesquels sont des curieux, avec la case qui manque à chacun →

Pourquoi 300 bonnes personnes battent 10 000 curieux§

Faisons parler les nombres, avec un exemple entièrement hypothétique, juste pour dérouler la mécanique. Imagine deux comptes. Le premier a dix mille abonnés, un joli compteur, des vues qui font plaisir. Mais son contenu est large, plaisant, généraliste, le genre qui rassemble tout le monde et ne vise personne. Dans ces dix mille, disons que la poignée de gens qui cochent les trois cases est minuscule, noyée dans une masse de curieux venus pour la motivation du matin. Le deuxième compte a trois cents abonnés seulement, mais chacun est arrivé parce que le contenu parlait très précisément de sa situation.

Sur le papier, le premier compte écrase le second, trente fois plus gros. Dans la réalité de l'agenda d'appels, c'est l'inverse qui se produit. Le petit compte fait lever la main à des gens qui ont le problème et de quoi payer, parce que le contenu leur parlait à eux. Le gros compte récolte des likes et quelques DM du type « super contenu, merci », qui ne se transforment jamais en appel. La densité de bonnes personnes, pas la taille, décide de ce qui rentre dans ton agenda. Un désert de dix mille grains de sable ne vaut pas trois cents pépites.

Cette idée n'est pas de moi, et je préfère te dire d'où elle vient plutôt que de te la vendre comme une trouvaille. Seth Godin, qui écrit sur le marketing depuis des décennies, défend ce qu'il appelle le plus petit marché viable. Son conseil, à contre-courant de tout le monde, c'est d'arrêter de courir après le plus grand public possible et de se demander plutôt : quel est le plus petit groupe de gens que je peux servir de façon si juste qu'ils n'auront pas envie d'aller voir ailleurs. Voilà comment je l'applique, moi : je n'écris pas pour « les entrepreneurs », j'écris pour la personne précise qui perd ses appels de vente sur un « je vais réfléchir ». Ça exclut énormément de monde, et c'est le but.

exempleLe compteur ne prédit pas l'agenda d'appels10 000 abonnés largescontenu qui plaît à tout le mondebeaucoup de vues, peu de bonnes casesagenda d'appels vide300 abonnés solvablescontenu qui vise une situationmoins de vues, des bonnes casesagenda d'appels plein
Exemple hypothétique. Le gros compte gagne le concours de compteur et perd le concours d'agenda, parce que son contenu large ne fait pas lever la main aux bonnes personnes. Le petit compte, ciblé, fait moins de vues mais remplit un agenda d'appels qui aboutissent. Ce qui compte n'est pas combien de gens te suivent, c'est combien de bonnes personnes il y a dedans.

« Attirer des profils qualifiés » est un problème de filtre§

Voilà le retournement central, celui autour duquel tourne tout ce blog. Quand tu dis « je n'arrive pas à attirer des profils qualifiés », ça sonne comme un problème d'audience, comme s'il te manquait une catégorie de gens quelque part dehors, qu'il faudrait aller chercher avec plus de portée. En réalité, ce n'est pas un problème d'audience, c'est un problème de filtre. Les bonnes personnes existent déjà, elles croisent déjà ton contenu ou celui de tes concurrents. La question n'est pas de créer plus de gens, c'est de mieux trier ceux qui passent.

Et un filtre, dans ton activité, se règle à deux endroits très précis. Le premier filtre, c'est ton contenu : il décide qui vient. Le second filtre, c'est ton appel de vente : il décide qui reste. Un contenu bien réglé fait venir surtout des abonnés solvables et repousse les curieux. Un appel bien mené transforme un abonné solvable en client et écarte poliment celui qui n'avait pas les cases. Ce sont deux filtres en série, l'un après l'autre, et ton chiffre dépend de la qualité des deux, pas d'un seul.

Regarde ce qui se passe si un des deux filtres est cassé. Si ton contenu attire large, tu passes tes appels avec des curieux, et même le meilleur appel du monde ne fera pas signer quelqu'un qui n'a pas de quoi payer. Ton premier filtre laisse tout passer, et le second se retrouve à faire un travail impossible. À l'inverse, si ton contenu est parfaitement ciblé mais que ta conversation de vente fuit, tu laisses partir des acheteurs qui étaient prêts, faute de savoir mener l'échange. Le bon monde arrive et repart quand même. Deux filtres, deux fuites possibles, et il faut regarder les deux.

C'est pour ça que je répète tout le temps que ton problème, ce ne sont pas tes leads. Le réflexe est de croire qu'il faut plus de monde en haut du tunnel, alors qu'il faut mieux filtrer à deux endroits déjà existants. J'ai consacré un article entier à ce nœud, ton problème, ce ne sont pas tes leads, et un autre au faux confort du trafic, le mythe du « plus de trafic ». Verser plus d'eau dans un système qui filtre mal ne fait pas monter ton chiffre, ça augmente juste le débit de gâchis. On répare les filtres d'abord.

Deux filtres en série, pas unTon contenudécide qui vientfiltre l'audienceTon appeldécide qui restefiltre le prospectTon chiffredépend des deux
« Attirer des profils qualifiés » se joue à deux filtres en série. Le contenu décide qui entre dans ton audience, l'appel de vente décide qui devient client. Une fuite dans l'un des deux suffit à faire stagner ton chiffre. Regarder seulement l'audience, c'est ne réparer que la première moitié du système.

Comment ton contenu filtre au lieu de plaire§

Attaquons le premier filtre, le contenu, parce que c'est celui que tu tiens entièrement entre tes mains, tous les jours. La cause numéro un d'une audience large qui ne convertit pas, c'est un contenu qui cherche à plaire à tout le monde. Et je comprends le réflexe, je l'ai eu : quand tu vois qu'un post « inspirant » et généraliste fait plus de vues qu'un post précis, ton cerveau te pousse à refaire du généraliste. Sauf que tu optimises alors la mauvaise chose. Tu optimises les vues, pas les bonnes personnes. Tu grossis ton désert.

Un contenu qui filtre fait le contraire. Il nomme un profil précis, une situation précise, un problème précis, quitte à ce que quatre-vingt-dix pour cent des gens se disent « ça ne me concerne pas ». C'est exactement l'effet recherché. Quand tu écris « toi qui perds tes appels sur un dernier « je vais réfléchir » », tu perds au passage tous ceux qui ne vendent pas en appel, et tu gagnes l'attention totale de celui qui vit précisément ça. Il se dit « c'est moi, mot pour mot ». Ce n'est plus un abonné de plus, c'est un abonné solvable qui vient de se reconnaître.

Comment on fabrique ça concrètement. Tu arrêtes de parler de ton sujet en général et tu parles de la situation exacte de ta bonne personne. Tu nommes le moment précis où elle sent son problème, pas la catégorie abstraite du problème. Tu montres que tu connais le coût de ne rien faire, ce que ça lui coûte de rester bloquée là. Et tu assumes de ne pas être pour tout le monde, dans ta bio comme dans tes posts. Une bio qui dit « j'aide les indépendants » n'aide personne à se reconnaître. Une bio qui dit à qui exactement tu t'adresses et ce que tu répares fait le tri à ta place, avant même le premier échange.

Il y a un praticien qui a mis des mots simples là-dessus, Alex Hormozi, qui écrit sur les offres et l'acquisition. Son idée que je garde en tête : les gens ne veulent pas de « plus de contenu », ils veulent la sensation que tu parles de leur problème à eux. Voilà comment je l'applique, moi, tous les jours : avant de publier, je me pose une seule question, « est-ce qu'une bonne personne va se dire « c'est exactement moi » en lisant les trois premières secondes ». Si la réponse est non, si c'est juste agréable et vrai pour tout le monde, je réécris. Un contenu vrai pour tout le monde ne filtre personne.

Le piège classique

Courir après un post viral pour « faire du nombre » avant d'avoir réglé qui tu vises, c'est agrandir ton désert. Tu vas gagner des milliers de curieux, te sentir en croissance, et voir ton agenda d'appels rester aussi vide. Le nombre monte, la densité de bonnes personnes baisse, et ton chiffre ne bouge pas d'un euro.

Une fois le premier filtre réglé, il reste le second, l'appel, et c'est là que beaucoup de bons ciblages meurent quand même. Tu peux faire venir la bonne personne et la laisser repartir parce que ta conversation de vente ne sait pas distinguer un acheteur d'un curieux, ni surtout traiter le curieux poli qui dit oui à tout et ne signe jamais. C'est tout le sujet de acheteur ou curieux, et tu le vois en vrai dans les deux études de cas que j'ai publiées, celle de la coach holistique et celle de la coach sportive, où le « on se rappelle fin août » cachait un curieux depuis le début. Pour tenir ce second filtre, il faut regarder tes vrais appels : réserve le diagnostic « acheteur ou curieux » de tes 3 derniers appels ici.

Le verdict§

Ce que vaut un abonné, en euros, ne se lit jamais sur ton compteur. Ton nombre d'abonnés mesure combien de gens t'apprécient, ton chiffre mesure combien de bonnes personnes t'achètent, et le premier ne prédit presque rien du second. La seule unité qui compte, c'est l'abonné solvable, celui qui a ton profil, un problème actif et de quoi payer. Rapporté à cette poignée de gens, un abonné vaut cher. Rapporté à ton compteur entier, il ne vaut presque rien, et ce chiffre-là ne sert qu'à te déprimer ou à te rassurer, jamais à décider.

Trois cents bonnes personnes battront toujours dix mille curieux, parce que c'est la densité de profils solvables qui remplit ton agenda, pas la taille de l'audience. Et si tu veux plus de ces bonnes personnes, ne cherche pas plus de monde, règle tes deux filtres : le contenu qui décide qui vient, l'appel qui décide qui reste. Vise un groupe précis quitte à faire fuir les autres, et va voir dans tes vrais appels qui était un acheteur et qui était un curieux. C'est de l'arithmétique et du tri, pas de la magie ni un problème de portée.

À toi de jouer§

Assez de théorie. Prends dix minutes, une feuille, et sors ta vraie valeur d'abonné. À la fin, tu auras deux nombres, celui qui flatte et celui qui compte, et tu sauras lequel travailler.

  1. Sors la valeur d'un client. Sur tes 3 derniers mois, note ton chiffre d'affaires et le nombre de personnes qui t'ont réellement acheté quelque chose. Divise l'un par l'autre : voilà ce que vaut un client, en euros. Garde ce nombre sous les yeux, c'est ta référence.
  2. Compte tes vrais abonnés solvables. Sur tes 100 derniers nouveaux abonnés, estime honnêtement combien cochent les trois cases : ton profil, un problème actif, de quoi payer. Le pourcentage que tu obtiens, même approximatif, te dit à quel point ton contenu filtre ou pas.
  3. Fais le calcul qui déprime, puis celui qui compte. Divise ton chiffre par ton compteur total : le nombre minuscule qui sort ne veut rien dire, mais regarde-le une fois. Divise ensuite ton chiffre par ta poignée d'abonnés solvables : le nombre qui sort, énorme, c'est la vraie valeur, et c'est lui que tu vises.
  4. Audite ton premier filtre. Relis ta bio et tes 5 derniers posts. Pour chacun, demande-toi : une bonne personne se dit-elle « c'est exactement moi » dans les 3 premières secondes ? Si c'est juste agréable et vrai pour tout le monde, marque-le. Ce sont tes contenus à réécrire pour qu'ils filtrent.
  5. Audite ton second filtre. Sur tes 5 derniers appels de vente, classe chaque personne en acheteur ou curieux, avec la case qui manquait. Tu vas voir combien de créneaux sont partis sur des curieux qu'un meilleur contenu aurait écartés avant. C'est ta preuve que le tri se joue en amont.

Si tu as fait ces deux calculs et que l'écart entre le nombre qui flatte et le nombre qui compte t'a un peu piqué, c'est bon signe : ça veut dire qu'il y a de la valeur là où tu ne regardais pas, dans la densité de bonnes personnes et dans tes appels, pas dans ton compteur. Pour transformer ça en agenda plein, il faut regarder les deux filtres ensemble. En 30 minutes, on prend tes 3 derniers appels de vente et je te sors combien de curieux tu as laissé rentrer dans ton agenda, les 2 questions qui les auraient triés avant le call, et la phrase de contenu à changer pour faire venir plus de bonnes personnes : réserve ton diagnostic ici.

Tu vois le mécanisme. Voilà par où on continue, chiffres à l'appui :

« Mon vrai souci, c'est pas les leads ? » → la démonstration par l'arithmétique
« Comment je sais si c'est un acheteur ou un curieux ? » → le tri, question par question
« Plus de trafic réglerait tout, non ? » → pourquoi c'est un faux confort
« Je veux être connu sans jouer les influenceurs » → viser petit et juste

Tu veux qu'on regarde tes vrais appels et qu'on trie tes curieux de tes acheteurs ? On fait ça en 30 min.

Envie de savoir combien de bonnes personnes il y a vraiment dans ton audience ? Réserver une consultation offerte →

Un terme technique t'échappe ? Consulte le lexique →

Questions fréquentes

Parce que ton nombre d'abonnés et ton nombre d'acheteurs mesurent deux choses différentes. Un gros compteur veut dire que ton contenu plaît à beaucoup de monde, il ne dit rien de combien de ces gens ont le profil, le problème actif et de quoi payer ton accompagnement. La plupart de tes abonnés te suivent pour des conseils gratuits et resteront des curieux toute leur vie, ce qui est très bien. Ton chiffre ne dépend pas de la taille de l'audience, il dépend de la part d'abonnés solvables dedans, et de ce qui se passe ensuite dans l'appel de vente.

Un abonné ne vaut rien en soi, c'est une moyenne trompeuse. La bonne unité n'est pas l'abonné, c'est l'abonné solvable : quelqu'un qui a ton profil de client, un problème qu'il veut régler maintenant et de quoi te payer. La valeur d'un abonné se calcule après filtrage, pas avant. Prends ton chiffre d'affaires d'une période, divise-le par le nombre d'abonnés solvables qui ont acheté sur cette période, et tu obtiens une valeur bien plus utile que ton chiffre d'affaires divisé par ton compteur total, qui lui ne veut rien dire.

Trois cents personnes qui ont ton profil, ton problème et de quoi payer battent dix mille curieux à tous les coups. Le curieux consomme ton contenu gratuit et ne t'écrira jamais pour un appel. L'abonné solvable, lui, se reconnaît dans ce que tu dis, sent que tu parles de sa situation précise et finit par lever la main. Une audience large flatte l'ego et gonfle les vues, mais c'est la densité de bonnes personnes qui remplit ton agenda d'appels et ton compte en banque. On vise la bonne personne, on ne vise pas le plus grand nombre.

En arrêtant de vouloir plaire à tout le monde. Un contenu qui filtre nomme un profil précis, un problème précis et une situation précise, quitte à faire fuir ceux qui ne sont pas concernés. Plus tu es spécifique sur qui tu aides et sur ce que ça coûte de ne rien faire, plus les bonnes personnes se reconnaissent et plus les curieux passent leur chemin. Le rôle de ton contenu n'est pas de collectionner des abonnés, c'est de faire lever la main aux gens qui ont le problème et de quoi payer. Un filtre, pas un aimant à tout.

Les deux, et c'est le même problème vu à deux endroits : un problème de filtre. Ton contenu filtre qui vient, ton appel filtre qui reste. Si ton contenu attire large, tu passes tes appels avec des curieux qui ne signeront jamais. Si ton contenu est bien ciblé mais que ta conversation de vente fuit, tu laisses partir des acheteurs qui étaient prêts. Regarder seulement l'audience, c'est ne réparer qu'une moitié. Le vrai diagnostic se fait sur tes vrais appels, là où on voit qui était un acheteur et qui était un curieux, et où ça a fui.

Sources

Cet article vient de ma pratique directe : trois ans de contenu publié quotidiennement sur Instagram et testé sur mon propre compte, croisés avec des appels de vente d'indépendants que j'analyse. Les figures qui portent des nombres sont des exemples hypothétiques, clairement étiquetés « exemple », destinés à illustrer la mécanique du filtre. Aucune n'est une statistique, et il n'existe d'ailleurs aucun taux de conversion « moyen » fiable qu'on pourrait citer ici. Les deux références ci-dessous sont des praticiens dont j'applique les idées, pas une bibliographie académique.

Seth Godin, This Is Marketing (Portfolio, 2018) : le concept de « plus petit marché viable », viser le plus petit groupe qu'on peut servir de façon irréprochable plutôt que le plus grand public possible. C'est la logique que j'applique en écrivant pour une situation très précise plutôt que pour « les entrepreneurs ».

Alex Hormozi, $100M Leads (Acquisition.com, 2023) : l'idée que l'engagement et la qualification priment sur le volume brut, et qu'un contenu doit donner à la bonne personne la sensation qu'on parle de son problème à elle. Je l'applique en filtrant chaque post sur la question « est-ce qu'une bonne personne se reconnaît en 3 secondes ».

Corpus original : trois ans de contenu quotidien publié et mesuré sur mon propre compte, et des appels de vente d'indépendants analysés, récurrence de l'écart entre taille d'audience et densité d'abonnés solvables (données de terrain Académie Sales).

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Léo Fanouillet

Léo Fanouillet · Académie Sales

Moi c'est Léo. Ex-fiscaliste, aujourd'hui j'analyse les appels de vente des indépendants comme je lisais leur compta : des chiffres, une fuite, une correction. Zéro promesse magique, zéro jargon de gourou. Si tu veux en parler, écris-moi en DM.

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Léo Fanouillet

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Salut, c'est Léo. Une fois par semaine, je t'envoie un vrai appel de vente décortiqué : les chiffres, la fuite, la correction. Comme si on regardait ta vente ensemble.

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