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Marché, régulation

Les controverses du closing en 2026 : ce que dit la DGCCRF

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Bon, celui-là je voulais l'écrire depuis un moment, mais je voulais être sûr d'avoir des sources solides avant. Parce que le sujet est sensible, et je veux pas juste balancer des ressentis. Donc voilà ce qui est documenté, avec les chiffres officiels, sur les dérives du marché de la formation closing en France.

L'essentiel

La DGCCRF a documenté des taux d'anomalies massifs dans le secteur du coaching adjacent au closing (80 % des professionnels contrôlés). Des centaines de mises en demeure ont déjà été émises sur les formations en lien avec le CPF. Et des formations closing nommément identifiées font l'objet de dizaines de signalements publics pour des promesses jugées trompeuses.

Ce que la DGCCRF a trouvé en contrôlant le secteur du coaching

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a mené une enquête sur le secteur du coaching bien-être, adjacent à celui du closing et de la formation business. Sur 165 professionnels et organismes contrôlés, près de 80 % présentaient au moins une anomalie, principalement sur l'information donnée aux consommateurs concernant les compétences, les titres professionnels revendiqués, et les mentions valorisantes utilisées dans la publicité.

80 %
d'anomalies chez les pros de coaching contrôlés
429
mises en demeure émises en un trimestre (formation/CPF)
~3 000
actions de formation dépubliées le même trimestre

Sur le volet formation, et notamment tout ce qui touche au CPF (compte personnel de formation), la DGCCRF a mené une enquête nationale ciblant les organismes de formation, les entreprises se faisant passer pour tel, les apporteurs d'affaires, et les influenceurs faisant la promotion de formations éligibles au CPF. Un seul trimestre a donné lieu à 429 mises en demeure, 102 procédures contradictoires, et près de 3 000 actions de formation dépubliées.

Le cas d'une formation closing nommément signalée

Sans tomber dans l'accusation gratuite, il existe des cas documentés publiquement. La formation "Lioness Closing", par exemple, fait l'objet de plusieurs dizaines de signalements publics sur des plateformes citoyennes de consommateurs, avec des reproches qui se recoupent : la promesse d'un métier accessible en quelques semaines, avec des gains immédiats de plusieurs milliers d'euros par mois, jugée trompeuse par les personnes ayant signalé l'offre.

Ce n'est pas une accusation de fraude judiciairement établie. C'est un motif récurrent dans les signalements publics, et c'est suffisant pour s'en méfier.

Le motif qui revient à chaque fois

Dans la quasi-totalité des signalements consultés sur les plateformes de consommateurs concernant des formations closing, le reproche central n'est pas le prix. C'est l'écart entre la promesse de facilité affichée en publicité et la réalité du travail nécessaire pour générer un revenu, qui n'est presque jamais mentionnée avant l'achat.

Pourquoi ce motif revient autant dans cette industrie spécifiquement

Le closing se prête particulièrement bien à la survente parce que la promesse touche un point sensible : l'indépendance financière rapide, depuis chez soi, sans diplôme. C'est un vrai positionnement qui correspond à une vraie demande. Le problème, c'est quand la formation vend la destination sans jamais détailler honnêtement le trajet : les premiers mois difficiles, le taux d'échec réel, le temps avant le premier revenu stable.

Et franchement, c'est tentant de comprendre pourquoi certains formateurs minimisent cette partie. Une promesse nuancée se vend moins bien qu'une promesse simple. Mais ça laisse des milliers de personnes découvrir la difficulté réelle après avoir payé, pas avant.

Comment repérer une offre à risque avant de payer

Quelques signaux qui reviennent dans les contrôles DGCCRF et les signalements : des mentions de revenus impressionnants sans aucune mention des cas qui n'ont pas marché, des titres ou certifications qui ne sont pas vérifiables, un compte à rebours artificiel pour pousser à l'achat immédiat, et l'absence totale d'évocation de la difficulté réelle du métier avant la vente.

  • Demandez à parler à au moins deux anciens élèves qui n'ont pas eu de résultats spectaculaires, pas seulement les témoignages mis en avant.
  • Vérifiez si les titres et certifications affichés sont réellement reconnus, pas juste auto-déclarés.
  • Méfiez-vous de toute promesse de revenu sans mention du taux d'échec ou du temps moyen avant un premier résultat.
Sources

Ministère de l'Économie, "Secteur du coaching bien-être : l'enquête de la DGCCRF relève 80 % d'anomalies" : economie.gouv.fr

Centre Inffo, "Fraudes au compte personnel de formation" : centre-inffo.fr

Signal Arnaques, signalements publics sur "Lioness Closing" : signal-arnaques.com

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